La FAO lance une nouvelle politique en faveur des communautés autochtones

Des femmes autochtones au Panama.

26 novembre 2010 – L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a lancé vendredi une initiative pour renforcer la coopération et le dialogue avec les populations autochtones mondiales afin de garantir leur intégration dans tous les domaines d'expertises de l'Organisation.

« Avec la préparation de ce document de politique, la FAO aspire à jouer un rôle important dans les efforts de la communauté internationale visant à garantir de meilleures conditions de vie aux peuples autochtones et aux populations rurales », a souligné le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, dans la préface du rapport. « La lutte contre la faim ne peut aboutir sans eux », a-t-il ajouté.

L'objectif est notamment de faciliter l'échange de connaissances et d'idées sur les ressources phytogénétiques et zoogénétiques et la conservation des ressources naturelles au profit des peuples autochtones qui en sont les garants.

« Les peuples autochtones et tribaux constituent environ 5% de la population mondiale, mais représentent à peu près 15% des pauvres de la planète », a indiqué vendredi la FAO par communiqué de presse. La Politique de la FAO relative aux populations autochtones et tribales vise « à offrir un encadrement aux diverses unités techniques de l'Organisation et à encourager son personnel tant au siège que dans les régions à s'engager plus énergiquement en faveur des peuples indigènes et de leurs organisations », précise le communiqué.

De nombreuses populations autochtones vivent « en symbiose » avec l'environnement dont elles sont fortement tributaires pour leurs moyens d'existence, estime l'Organisation. Elles ont ainsi accumulé de vastes connaissances en matière de biodiversité et de ressources naturelles, tant terrestres que marines. Cependant, les efforts visant à atteindre la sécurité alimentaire et le développement durable sont menacés par la dégradation continue de l'environnement et l'érosion des compétences traditionnelles, prévient la FAO.

De surcroît, nombre des terres habitées par les populations autochtones sont extrêmement vulnérables au changement climatique, ce qui confère à ces peuples une aptitude particulière à s'adapter aux scénarios futurs du climat, précise les experts.

La politique de la FAO a été préparée en étroite consultation avec les représentants des associations indigènes, l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones ainsi que d'autres organisations des Nations Unies et de nombreux experts. Son contenu se fonde sur les instruments juridiques internationaux tels que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des populations autochtones adoptée en 2007.


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