Malgré ses limites, la micro-finance joue un rôle dans la lutte contre la pauvreté

13 octobre 2010 – Malgré ses limites, la micro-finance, dont les institutions desservent à ce jour environ 155 millions de personnes dans le monde, joue un rôle majeur dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), a souligné mercredi le Président de l'Assemblée générale de l'ONU, Joseph Deiss, lors d'une réunion plénière consacrée à ce sujet.

« Notre réunion a lieu juste trois semaines après la réunion plénière de haut niveau sur les Objectifs du millénaire pour le développement. La micro-finance a un rôle essentiel à jouer pour la réalisation de ces objectifs. Qu'il suffise de penser à l'amélioration de l'accès des femmes aux services financiers et, par là, le renforcement de leur autonomisation, les effets indirects positifs sur la scolarisation et les soins de santé des enfants », a dit Joseph Deiss.

« La micro-finance est un instrument important pour l'amélioration des conditions de vie des populations pauvres. La croissance considérable de la micro-finance depuis quelques années peut être qualifiée de succès », a-t-il ajouté.

Lors de cette réunion plénière de l'Assemblée générale, les délégations ont examiné le rapport du Secrétaire général de l'ONU sur le rôle de la micro-finance dans l'élimination de la pauvreté.

Dans ce rapport, Ban Ki-moon admet que le débat se poursuit sur la mesure dans laquelle la micro-finance aide vraiment des gens très pauvres qui n'ont déjà que très peu de ressources en termes d'éducation ou de sens des affaires, leur permettant de tirer un parti productif du crédit qu'ils reçoivent. Il en résulte un rendement insuffisant et même un surendettement.

Le rapport note une pénétration géographique inégale, les zones rurales restant souvent exclues. Il relève également que la micro-finance ne favorise pas suffisamment la création d'activités productives. « De manière générale, la micro-finance a des difficultés à atteindre les populations les plus démunies », a noté M. Deiss.

Il a estimé qu'il fallait tirer les leçons des expériences faites jusqu'à aujourd'hui et ainsi mieux exploiter le potentiel de la micro-finance. « Il faut maintenant prendre les mesures adéquates pour concrétiser la notion de financement accessible à tous et assurer ainsi que le secteur financier favorise la création d'emplois et d'activités productives et soit ainsi au service des plus pauvres et de l'ensemble de la société », a-t-il dit.


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