Le Burkina Faso dresse le portrait d'une Afrique de l'Ouest plus stable

Le Représentant du Burkina Faso, Michel Kafando.

28 septembre 2010 – « En matière de paix et de sécurité, la résolution des conflits dans le monde et singulièrement sur le continent africain, qui est le plus concerné, reste un défi majeur pour la communauté internationale », a tenu à rappeler le Représentant du Burkina Faso auprès des Nations Unies.

Pour Michel Kafando, « si certaines crises sont en voie d'être résorbées, notamment en Afrique de l'Ouest, d'autres en revanche continuent d'être un sujet de graves inquiétudes ».

Devant les Etats membres, il a ensuite passé en revue la situation sur le continent africain.

« Au Togo, des élections ouvertes, libres et transparentes ont pu se tenir cette année. En Côte d'Ivoire, de sérieux progrès ont été enregistrés, avec le désarmement effectif des Forces nouvelles, la publication des listes électorales et la fixation de la date de la tenue du premier tour de l'élection présidentielle le 31 octobre prochain. En Guinée, nous gardons l'espoir que les derniers obstacles qui ont entraîné le report du deuxième tour de l'élection présidentielle seront vite surmontés », a-t-il détaillé, avant de « renouveler la gratitude du Burkina Faso à l'ONU et aux organisations régionales qui ont placé leur confiance en la facilitation et la médiation du Président Blaise Compaore ».

Evoquant ensuite le Darfour, le Représentant du Burkina Faso s'est dit « encouragé » par les négociations de Doha en cours, mais a appeler la communauté internationale à « user de son influence pour accélérer le dialogue politique et renforcer les capacités de l'a Mission hybride ONU-Union Africaine au Darfour (MINUAD) ».

Michel Kafando s'est en revanche dit « préoccupé » par la situation en Somalie, où les attaques d'insurgés contre le Gouvernement fédéral de transition se poursuivent. « Le Burkina Faso exhorte le Conseil de sécurité de l'ONU et les pays donateurs, à traduire dans les faits leurs engagements à soutenir le processus de réhabilitation de l'Etat somalien », a-t-il déclaré. « Les résultats de nos efforts pour enrayer les actes condamnables de piraterie en haute mer ne seront tangibles et durables que si nous en éradiquons les causes profondes, dont l'extrême pauvreté, qui constitue le terreau le plus fertile », a-t-il encore insisté.

A propos du Niger et de Madagscar, il a indiqué que son pays saluait les initiatives des autorités de transition dans ces deux et l'annoncent de l'organisation prochaine d'élections générale. « Mon pays suit avec grande attention l'évolution de la situation politique », a-t-il toutefois précisé.

Michel Kafando enfin estimé que « l'on ne peut parler de sécurité et de paix en Afrique sans évoquer la question du trafic de drogue et de stupéfiants, et ses liens manifestent avec les conflits armés, la prolifération d'armes légères, le blanchiment d'argent, le financement de la criminalité transnationale organisée et du terrorisme ». « La nécessité de conjuguer nos efforts pour y faire face est un impératif qui ne doit laisser aucun pays indifférents », a-t-il conclu.


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