Plus vulnérables, les États insulaires en développement ont besoin de soutien

La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Asha-Rose Migiro.

26 septembre 2010 – Les difficultés économiques, sociales et environnementales des petits États insulaires en développement (PEID) se sont détériorées au cours de la dernière décennie, compromettant leur capacité à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), a indiqué la Vice Secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, exhortant la communauté internationale à leur apporter plus de soutien.

Les chocs externes, notamment les répercussions de la crise financière mondiale, les crises alimentaire et énergétique et le changement climatique ont aggravé la vulnérabilité de ces pays, mettant en jeu l'existence même de certains d'entre eux, a-t-elle insisté, au terme d'une réunion organisée en marge de la 65ème Assemblée générale sur la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice.

Adoptée en 2005, la Stratégie de Maurice définit des actions et des politiques destinées à faire avancer le Programme d'action pour le développement durable des petits États insulaires en développement (PEID).

À l'occasion de ce premier examen quinquennal au siège de l'ONU, les Etats participants ont réaffirmé la nécessité pour la communauté internationale de continuer à soutenir les PIED, dont la vulnérabilité unique et particulière -leur taille, leurs positions géographiques et leur dépendance à l'égard de l'extérieur- a déjà été largement reconnue lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992, réitéré à la Barbade en 1994 et encore en 2005, lors du lancement de la Stratégie de Maurice.

« Des progrès substantiels ont été accomplis dans la mise en œuvre de la Stratégie, qui est directement liée à la réalisation des Objectifs du millénaire (OMD) » a expliqué Asha-Rose Migiro. « De nouveaux efforts sont cependant nécessaires pour respecter les promesses et les engagements pris dans le passé récent », a-t-elle ajouté.

Lors de la réunion, il a été reconnu que les PEID avaient démontré un engagement politique fort pour assumer leur part de responsabilité et renforcer leurs résiliences. Un besoin évident de combler certaines lacunes dans la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice a toutefois aussi été souligné, nécessitant un appui coordonné et durable de la communauté internationale.

Les discussions ont mis en avant un certain nombre de priorités: définir des objectifs mesurables grâce à des critères d'évaluation précis, renforcer les capacités de collecte et d'analyse des données, augmenter les ressources mises à la disposition des PEID, renforcer les partenariats stratégiques au niveau régional et avec l'ONU –via le Plans-cadres des Nations Unies pour l'aide au développement (PNUAD) et la Commission du développement durable (CDD).

Parmi les autres recommandations figurent aussi le renforcement de la coopération Sud-Sud avec les PIED, l'accent sur l'adaptation au changement climatique, la protection de la biodiversité, la prévention des catastrophes naturelles, le développement des énergies renouvelables, l'exploitation des ressources marines et côtières et la viabilité des dettes publiques.

Dans son allocution, Asha-Rose Migiro a indiqué que l'ONU s'engageait à fournir un soutien solide, cohérent et coordonnée, en partenariat avec les membres du Groupe consultatif sur les PIED qui rassemble les principales agences de l'ONU et les organisations intergouvernementales et régionales.

« Les problèmes auxquels sont confrontés les PEID sont des enjeux mondiaux, qui nous touchent tous. Oeuvrons ensemble à réaliser dans les petits États insulaires, un modèle de développement durable qui permettent de tirer des leçons et bénéficient à tous », a-t-elle conclu.


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