Ban Ki-moon demande plus d'aide pour les petits Etats insulaires en développement

Gizo, dans les îles Salomon.

24 septembre 2010 – « L'ONU s'est engagée à soutenir les petits Etats insulaires. Profitons de cette réunion pour concevoir de nouvelles manières d'aborder les problèmes auxquels font face les petits États insulaires en développement », a déclaré vendredi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'occasion de l'examen quinquennal de la Stratégie de Maurice lors d'une réunion au siège des Nations Unies à New York.

Adopté en 2005, la Stratégie de Maurice définit des actions et des politiques à mettre en œuvre pour faire avancer le Programme d'action pour le développement durable des petits États insulaires en développement (PEID).

« La communauté internationale a depuis longtemps reconnu la vulnérabilité particulière et unique des petits États insulaires », qui résulte de leurs caractéristiques : « petite taille, isolement, ressources et économie limitées, et une forte exposition aux menaces environnementales globales », a rappelé dans son intervention le Secrétaire général.

Ban Ki-moon a ensuite cité « les crises financière, économique, alimentaire et énergétique » que ces îles avaient subies ces cinq dernières années, avant d'insister sur leur vulnérabilité face au changement climatique, qui a « un impact sur la pêche et le tourisme, la biodiversité déjà en déclin, la salinisation des sources d'eau douce, la dégradation des habitats terrestres et la destruction de certaines zones d'habitat humain qui ont commencé à provoquer des réinstallations ».

« Nous avons vu des progrès réalisés pour remédier à ces problèmes grâce à la Stratégie de Maurice et l'engagement politique en faveur du développement durable de chaque État s'est accru », a toutefois souligné le Secrétaire général. Il a notamment salué les réformes entreprises par certains Etats pour traduire concrètement, dans leurs politiques nationales, les principes fondamentaux du développement durable énoncés dans la Stratégie de Maurice.

Mais selon lui, « les PEID dans l'ensemble n'ont toujours pas un accès suffisant au financement pour entreprendre les changements spectaculaires qu'ils ont besoin de faire, y compris pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement ».

Pour Ban Ki-moon, « ils ont besoin d'une assistance financière accrue pour faire face aux chocs extérieurs ». « Compte tenu de leur petite taille et de leurs capacités limitées, nous devons simplifier et rationaliser les mécanismes de financement, en particulier pendant et après les catastrophes naturelles - comme celle que nous avons vue en Haïti », a-t-il demandé, avant de conclure en défendant un meilleur accès aux énergies propres pour ces Etats et des initiatives plus fortes dans le domaine du transfert de technologie.


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