Ban Ki-moon réclame plus d'argent contre le sida, la tuberculose et le paludisme

21 septembre 2010 – « La santé mondiale a besoin de champions pour mobiliser les ressources nécessaires à la poursuite de notre action. C'est un honneur pour moi d'être parmi vous », a déclaré mardi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'ouverture d'un forum rassemblant des responsables politiques de haut niveau dont les pays contribuent à alimenter le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Organisé en marge du Sommet de l'ONU sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), cet évènement visait à remobiliser la communauté internationale, pour financer les défis qui se présentent dans le domaine de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le sixième des huit OMD définis en 2000.

Après avoir souligné que depuis 2001, le nombre de nouvelles infections au VIH/Sida avait baissé de 17% dans le monde, que les efforts de lutte contre la tuberculose avaient permis de sauver 6 millions de vies et que des millions de moustiquaire imprégnées d'insecticide indispensables pour combattre le paludisme avaient été financées, le Secrétaire général a refusé de laisser la place à l'autosatisfaction.

« Nous ne sommes pas là pour célébrer ces succès », a dit Ban Ki-moon, « le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme nous réunit parce qu'il faut faire beaucoup plus ».

Le Secrétaire général de l'ONU a ensuite chiffré les besoins à venir pour atteindre les Objectif du millénaire en 2015.

« Il faudra entre 26 à 42 milliards de dollars de 2011 à 2015 pour atteindre les objectifs dans le domaine de la santé maternelle et infantile, il faudra 28 à 50 milliards de dollars chaque année pour assurer l'accès universel aux traitements contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme », a-t-il indiqué.

Il a ensuite souhaité mettre en avant deux chiffres qui résument selon lui les enjeux à venir : 4.500, le nombre de personnes qui meurent encore chaque jour de la tuberculose et 45, le nombre de secondes qui s'écoulent entre la mort de deux enfants atteints du paludisme.

« Certes nous faisons des progrès, mais la situation globale est inégale et beaucoup de chose doivent encore être faites », a poursuivi Ban Ki-moon. « Assurons-nous donc que les investissements dans la santé mondiale soient pérennes, en dépit de la crise économique », a-t-il ensuite demandé, avant d'estimer que les contributions au Fonds mondial étaient le meilleur moyen de réaliser de tels investissements.

« Le Fonds mondial est flexible. Le Fonds est responsable. Le Fonds ne fait pas que combattre les maladies, il renforce aussi les systèmes de santé. Le Fonds est un succès. En sept ans seulement, il a permis de sauver 5 millions de vie », a conclu Ban Ki-moon, avant de remercier les participants au forum pour les contributions de leurs pays respectifs et d'estimer, avec humour, qu'il n'y a avait pas beaucoup de meilleures causes à défendre que celle de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.


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