Le PAM inquiet des taux de malnutrition au Tchad, plus confiant au Niger

Un enfant au Tchad.

16 septembre 2010 – Alors que la période des récoltes approche dans l'est du Sahel, les taux de malnutrition chez les enfants restent à des niveaux critiques au Tchad, a prévenu jeudi le Programme alimentaire mondial (PAM), qui est en revanche plus optimiste pour le Niger.

« Nous avons vu l'impact positif d'une assistance alimentaire bien coordonnée et dans les temps, fournie en partenariat avec le gouvernement du Niger », a déclaré la Directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran. Par contre, « la situation au Tchad est toujours alarmante. Après une longue période de soudure, les enfants sont affaiblis et ont toujours besoin de recevoir de la nourriture et un soutien en matière de nutrition ».

Plus tôt cette année, après des précipitations faibles et irrégulières à travers le Sahel oriental, la plus grande partie de la récolte de 2009 a été détruite, le paysage desséché et les trous d'eau pour le bétail asséchés. Les taux de malnutrition ont grimpé à un niveau alarmant. Face à cette situation, le PAM a mis en place des opérations d'assistance alimentaire d'urgence au Niger et au Tchad avec pour objectif de répondre aux besoins nutritionnels des jeunes enfants et de nourrir les familles tout au long de la période de soudure, quand la nourriture est en quantités limitées et les prix grimpent.

« Au Niger, nous commençons à voir les prix des denrées alimentaires baisser sur les marchés locaux dans certaines endroits, et les taux de malnutrition chez les très jeunes se stabilisent dans certaines parties du pays », a dit le Coordonnateur d'urgence du PAM pour le Sahel oriental, Manuel Aranda da Silva, qui vient juste de conclure une mission au Niger et au Tchad.

En revanche, « les niveaux élevés de malnutrition que j'ai vu chez les enfants au Tchad m'ont convaincu que nous allons devoir maintenir le rythme élevé de notre opération actuelle, au moins pendant les trois prochains mois et commencer à travailler sur les causes structurelles de la malnutrition et de l'insécurité alimentaire pour augmenter la résistance aux sécheresses actuelles ».

« Le système de santé au Tchad ne couvre pas toutes les zones, et il y a moins d'organisations non gouvernementales pour apporter leur aide aux distributions alimentaires du PAM », a expliqué M. Aranda da Silva.


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