L'ONU organise une conférence sur l'esclavage avec des étudiants

Le Secrétaire général adjoint chargé de la communication et de l'information, Kiyotaka Akasaka.

26 mars 2010 – Le Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information, Kiyo Akasaka, a accueilli vendredi au siège de l'ONU à New York plus de 500 étudiants et enseignants, qui ont débattu via vidéoconférence avec d'autres étudiants de sept pays différents sur le rôle de la culture dans la résistance à l'esclavage à l'occasion des célébrations de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique, clôturant une semaine d'événements culturels organisés par l'ONU.

« Vous allez partager vos expériences sur l'impact de l'esclavage et de la traite transatlantique sur la culture dans vos pays et vos régions », a déclaré M. Akasaka en s'adressant aux étudiants présents à cette conférence intitulée 'Exprimons notre liberté à travers la culture : la célébration du triomphe de la résistance culturelle à l'esclavage'.

Organisé en partenariat avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), cet événement a permis aux étudiants présents à New York de débattre en temps réel via vidéoconférence avec leurs homologues de Cuba, de Gambie, du Ghana, de Jamaïque, du Royaume-Uni, du Suriname et de Trinité-et-Tobago.

« La vidéoconférence est un de nos moyens les plus efficace pour atteindre les étudiants du monde entier », a dit M. Akasaka. « A travers des siècles d'art de conter, de musique, de chant, de danse, de nourriture et d'autres contributions, la culture traditionnelle de la diaspora africaine s'est développée », a-t-il ajouté.

L'esclavage est expressément interdit par la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'ONU a réaffirmé ce principe à plusieurs reprises, notamment dans la Déclaration de Durban adoptée à la Conférence mondiale de 2001 contre le racisme. L'Assemblée générale de l'ONU a célébré cette Journée pour la première fois en 2007 afin de rendre hommage aux 28 millions d'Africains qui ont été victimes du commerce transatlantique et réduits à l'état d'esclave.

« L'Histoire nous a démontré que la culture est un des moyens les plus poignant et puissant par lequel les esclaves et leurs descendants ont surmonté ce cruel héritage », a déclaré M. Akasaka. « Le pouvoir et l'énergie des idées, des mots et de la musique venus d'Afrique au Nouveau Monde n'ont pas seulement survécu, mais ont influencé et enrichi les cultures des sociétés où les victimes de l'esclavage et leurs descendants vivent ».

« L'esclavage est un crime abominable », avait déclaré jeudi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message publié à l'occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage.


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