La FAO appelle le secteur privé à investir dans l'agriculture des pays en développement

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La FAO appelle le secteur privé à investir dans l'agriculture des pays en développement

Un agriculteur égyptien laboure un champ avant de planter.

13 novembre 2009 – Le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, a appelé les chefs d'entreprise à investir dans l'agriculture des pays en développement pour aider à la lutte contre la faim, à l'occasion d'un Forum international du secteur privé sur la sécurité alimentaire à Milan jeudi et vendredi.

La FAO chiffre les besoins d'investissements des pays en développement dans le cadre de l'aide publique au développement à environ 44 milliards de dollars par an, auxquels devront s'ajouter des financements des budgets nationaux et des investissements privés dans l'agriculture primaire et les services, tels que stockage et transformation, a indiqué M. Diouf.

M. Diouf s'est félicité de l'intérêt croissant du secteur privé pour l'agriculture dans les pays en développement. Les investissements étrangers directs (IED) ont triplé depuis 2000, passant de 1 milliard à plus de 3 milliards de dollars en 2007. Ce montant représente néanmoins moins d'un pour cent des IED totaux à l'échelle mondiale.

Le directeur général de la FAO a encouragé les entreprises privées à adopter une approche d'investissement à plus long terme et d'opérations commerciales dans les régions en développement, au lieu de se concentrer sur les besoins immédiats et les opportunités d'échanges qui en découlent.

Il a également incité les sociétés à faire l'effort de prendre en considération de nouveaux pays, notamment pour la fourniture d'intrants, l'achat de produits agricoles et le développement de l'agroalimentaire.

Les sociétés internationales doivent collaborer plus étroitement avec les petites et moyennes entreprises locales, y compris les fournisseurs d'intrants et les transformateurs, distributeurs et négociants de produits alimentaires, qui constituent d'importants traits d'union avec les producteurs et une source importante d'emploi rural et de croissance des revenus, a insisté M. Diouf.

Le Forum a fait intervenir plus de 120 PDG et autres dirigeants de la communauté d'affaires internationale s'intéressant à tous les aspects de la filière alimentaire, de la production à la commercialisation et à la distribution.

Il a représenté une excellente opportunité pour les représentants du secteur privé de transmettre au Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la FAO à Rome la semaine prochaine une vision concrète sur la manière dont le secteur privé peut efficacement contribuer à la lutte contre la faim et la pauvreté.

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