Le HCR construit des puits dans le nord de l'Ouganda

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Le HCR construit des puits dans le nord de l'Ouganda

Un camp pour enfants déplacés dans le nord de l'Ouganda.

5 novembre 2009 – Quand Walter Odong a décidé l'an dernier de rentrer dans son village d'origine du district d'Amuru dans le nord de l'Ouganda dix ans après l'avoir quitté pour échapper aux combats entre les troupes gouvernementales et les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur, il ne pensait pas vraiment aux difficultés auxquelles il serait confronté.

Pendant des années, il avait vécu à Pagak, une installation accueillant des personnes déplacées internes où tous les services essentiels, y compris l'approvisionnement régulier en eau potable, étaient assurés.

« J'étais impatient de revenir au village après tant d'années. Mais j'ai rapidement réalisé que le retour à la maison comporterait des défis, l'un d'entre eux consistant à trouver des sources d'eau potable », a indiqué le jeune homme de 38 ans au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

John Okello et ses voisins ont été confrontés au même problème lors de leur retour au village. En profitant de l'accord de 2006 sur la cessation des hostilités entre les forces armées et les rebelles, ils sont rentrés dans leurs maisons il y a deux ans. Toutefois les gens n'ont pas tardé à se plaindre de problèmes digestifs. « Nous sommes aujourd'hui convaincus que ces problèmes étaient dus à l'eau non potable que nous buvions », a-t-il indiqué.

Pour faire face à ce problème largement répandu et pour aider au retour de dizaines de milliers de personnes chez elles, le HCR et ses partenaires, y compris le gouvernement, ont lancé une opération au début de cette année pour créer des points de distribution d'eau pour les déplacés internes de retour chez eux.

« Notre objectif dans cette opération consiste à fournir des sources d'eau potable aux communautés déplacées de retour dans leurs villages », a expliqué Francisco Canezal, un employé du HCR sur le terrain dans le nord de l'Ouganda. L'opération contribuera également au retour durable et dissuadera les déplacés de retourner vers une vie plus facile dont ils avaient pu bénéficier dans les installations de déplacés.

A ce jour, 24 puits protégés ont été construits dans les districts d'Amuru et de Pader, alors que 20 autres devraient être achevés d'ici la fin de l'année. Ils fourniront de l'eau potable à quelque 250.000 personnes dans le seul district d'Amuru.

Les ingénieurs recouvrent de béton les sources ou les puits, afin de les protéger des parasites, des bactéries et d'autres problèmes qui pourraient mettre en péril la pureté et la propreté de l'eau. L'eau courante est fournie grâce à un tuyau en plastique traversant la paroi en béton.

Dans le village de Pa Omo, les rapatriés ont établi une règle selon laquelle ils doivent nettoyer le puits deux fois par mois. « C'est une autre façon d'être responsable et de remercier tous ceux qui nous ont aidés à bénéficier d'une source d'eau potable », a indiqué Robert Omony, un habitant du village.

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