Accord sur un minimum d'indicateurs mesurant la désertification

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Accord sur un minimum d'indicateurs mesurant la désertification

5 octobre 2009 – Les 193 Etats parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) ont abouti ce week-end à un accord sur un minimum d'indicateurs pour mesurer et évaluer la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.

Cet accord « constitue une excellente nouvelle et un succès remarquable pour cette Convention », a déclaré le secrétaire exécutif du CNULD, Luc Gnacadja à la clôture samedi de deux semaines de négociations à Buenos Aires, en Argentine.

« Pour décrire un éléphant vous devez être d'accord sur ce à quoi ressemble un éléphant. C'est la même chose avec la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse. Les gouvernements ont besoin de se mettre d'accord sur ce que sont les indicateurs avant de pouvoir surveiller les tendances de l'un d'eux », a-t-il ajouté. « Les gouvernements ont accepté les recommandations de la Première Conférence scientifique de la Convention, à laquelle ont assisté plus de 200 scientifiques des quatre coins du monde et 150 représentants de gouvernements. Cela montre que la science est bonne pour la Convention et que la Convention est bonne pour la science ».

L'ordre du jour de la Conférence comprenait une Conférence scientifique mondiale, une réunion des parlementaires, une réunion des ministres et hauts responsables gouvernementaux, ainsi que l'organisation du travail de la Convention pour les deux prochaines années.

« Outre les indicateurs, a déclaré Luc Gnacadja, il y a un message fort des ministres adressé à la Conférence sur le changement climatique organisée en décembre à Copenhague. Un haut niveau de convergence est apparu au cours du segment ministériel sur la nécessité d'un nouveau régime d'ensemble qui inclut la possibilité pour le sol de séquestrer le carbone, et une attention particulière à l'adaptation pour que les pauvres reçoivent une part équitable du soutien. »

Les ministres ont appelé de leurs vœux un examen des coûts de l'action contre le coût de l'inaction pour lutter contre la dégradation des terres aux niveaux national, local et mondial, et ont souligné que la terre représente un grand potentiel pour le défi du changement climatique.

Les parlementaires ont procédé à un échange de vues sur la corrélation entre sécurité alimentaire, dégradation des terres et impacts du changement climatique sur les zones arides, en insistant sur le fait qu'il « ne peut y avoir de sécurité humaine sans sécurité alimentaire » et en notant que « les zones arides sont l'élément humain, le visage du changement climatique ».

Près de 2.000 personnes ont participé à la neuvième session de la Conférence des Parties, parmi elles plus de 140 ministres, hauts responsables gouvernementaux et parlementaires.

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