Le Sri Lanka promet de réinstaller les déplacés rapidement

L’Assemblée générale de l’ONU.

26 septembre 2009 – Le Premier ministre du Sri Lanka, Ratnasiri Wickramanayaka, a promis samedi que les personnes déplacées dans son pays par la longue guerre civile qui s'est achevée en mai par la victoire des forces gouvernementales seraient réinstallées rapidement, lors d'un discours à l'Assemblée générale de l'ONU.

« Le gouvernement réitère sa ferme résolution de réinstaller les déplacés internes rapidement, en coopération avec nos partenaires internationaux. A cet égard, nous avons tiré des leçons utiles de nos expériences passées », a-t-il dit.

« A la fois dans le contexte post-tsunami, et dans des programmes réussis de réinstallation dans l'est du pays menés au cours des deux dernières années, nous avons réalisé que le rythme de réinstallation ne doit pas être forcé s'il l'on veut qu'il soit vraiment sûr et durable », a-t-il déclaré. « Par exemple, contre toutes les normes humanitaires établies, les (rebelles) des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) avaient dispersé aveuglément des mines et d'autres engins explosifs dans toutes les zones où résidaient des civils dans le nord. Le processus long et méticuleux de déminage est en cours ».

Le Premier ministre a également estimé que la stabilité et la sécurité ne devaient pas être compromises « alors qu'un grand nombre d'ex-cadres des LTTE continuent de se mêler aux déplacés ».

Lors d'une visite en septembre au Sri Lanka, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'ONU, B. Lynn Pascoe, avait jugé nécessaire d'accorder une liberté de mouvement aux populations vivant dans les camps de déplacés. « Les gens ne sont pas libres d'aller où ils veulent et ils sont mécontents à juste titre », avait-il expliqué. Il avait appelé à laisser partir des camps les gens qui étaient passés par la procédure d'inspection et à laisser les autres sortir au moins pendant la journée pour pouvoir visiter leurs amis ou leur famille vivant ailleurs.

Samedi, M. Wickramanayaka a assuré la détermination de son gouvernement à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme et de standards humanitaires.

Selon lui, des progrès significatifs ont été faits sur la voie de la réconciliation. « Pour la première fois en plus de dix ans, des élections locales ont eu lieu dans le nord complètement exemptes de toute violence et d'intimidation. Dans toutes les zones où les LTTE avaient supprimé toute opposition dans le passé, la démocratie sera restaurée et les processus électoraux seront rétablis, permettant de faire émerger des dirigeants locaux », a-t-il dit.

Il a également affirmé que son gouvernement faisait en sorte de développer l'économie du nord du pays et de l'intégrer avec le reste du pays. « Des postes de police, des tribunaux, des écoles et des infrastructures sont en train d'être rétablis », a-t-il ajouté.


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