Le Liban refuse l'installation de réfugiés palestiniens sur son territoire

Un casque bleu de la FINUL le long de la "Ligne bleue" à la frontière entre le Liban et Israël.

25 septembre 2009 – Réaffirmant le droit légitime des Palestiniens à retourner sur leur terre, le président du Liban Michel Sleiman a appelé devant l'Assemblée générale de l'ONU à une solution « juste » à la cause palestinienne et souligné que le Liban continuerait à refuser l'implantation des réfugiés sur son territoire.

« L'expérience des 61 années précédentes ont confirmé un ensemble de vérités, à savoir que :

1- La cause palestinienne est au coeur du conflit du Proche-Orient.

2- Le recours par Israël à la force pour imposer une situation de fait accompli est inefficace et ne saurait saper la volonté du peuple arabe et sa détermination à recouvrir ses droits.

3- Les solutions partielles et unilatérales ne peuvent engendrer une paix véritable et authentique, et les solutions injustes sont vouées à l'échec », a déclaré le président libanais au troisième jour du débat des chefs d'Etat et de gouvernement à l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

« Le Liban tient à affirmer toute solution au problème des réfugiés palestiniens se doit d'abord d'être d'ordre politique, et réitère son soutien entier à tout effort visant à promouvoir le programme et les capacités de [l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)] pour lui permettre d'améliorer les conditions de vie et humaines des réfugiés, en collaboration avec les pays hôtes, en attendant de trouver une solution juste et définitive à leur tragédie », a précisé le président Sleiman.

« Une telle solution ne pourrait, en aucun cas, outrepasser leur droit naturel et légitime au retour dans leur terre et leur pays d'origine et ne saurait se produire sans la participation des pays hôtes ou en contradiction avec leur souveraineté, leurs situations particulières ou leurs intérêts nationaux. D'où le refus exprimé par le Liban de l'implantation des réfugiés palestiniens sous toutes ses formes sur son territoire, dans le souci de préserver leur droit au retour et de respecter les stipulations de sa Constitution et de son Pacte national, une position sur laquelle il ne saurait faire de concessions quoi qu'il en soit et à laquelle il n'acceptera jamais de renoncer », a-t-il expliqué.

Concernant les relations avec Israël, le chef d'Etat libanais a rappelé que trois ans s'étaient écoulés depuis l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1701 (2006). Il a affirmé qu'il était aujourd'hui indispensable de poursuivre les efforts en vue d'amener Israël à se conformer à toutes ses dispositions, « en particulier l'obligation de se retirer de tous les territoires libanais qu'il continue d'occuper dans les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie nord du village de Ghajar et d'arrêter ses violations quotidiennes de la souveraineté libanaise et ses menaces réitérées contre le Liban, ses institutions et son infrastructure ».

Par ailleurs, le Liban n'aura de cesse d'appeler la communauté internationale et d'oeuvrer en vue d'amener Israël à dédommager convenablement le Liban pour les dégâts considérables occasionnés par ses attaques répétées contre lui, y compris les dommages causés par la marée noire qui s'est répandue sur les côtes libanaises suite à l'attaque israélienne menée contre la centrale électrique de Jiyeh durant l'été 2006, a insisté M. Sleiman.


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