Une année difficile pour les enfants dans les conflits armés

Radhika Coomaraswany, représentante spéciale du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés.

15 septembre 2009 – L'année 2009 a été très difficile pour les enfants dans les conflits armés, a déclaré mardi la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, lors d'une présentation au Conseil des droits de l'homme.

« De violents conflits comme à Gaza, au Sri Lanka, au Pakistan, en République démocratique du Congo, en Iraq ou en Afghanistan ont fait de nombreuses victimes et provoqué des déplacements massifs de populations, surtout parmi les enfants, » a observé Mme Coomaraswamy.

Selon la Représentante spéciale, pour mettre fin aux violations graves à l'égard des enfants, la lutte contre l'impunité et la responsabilisation de leurs auteurs doivent rester une priorité absolue pour la communauté internationale. Elle s'est félicitée de certaines avancées notables telles que la libération de nombreux enfants soldats et l'adoption à l'unanimité par le Conseil de sécurité de la résolution 1882, le 4 aout 2009. Cette résolution phare permet de franchir une nouvelle étape en matière de protection de l'enfance. Et ce non seulement dans la lutte contre le recrutement et l'utilisation d'enfants mais aussi contre les meurtres et les mutilations d'enfants ainsi que les viols et autres formes de violence sexuelle dont ils sont victimes.

« Les actions entreprises au niveau international doivent cependant être étayées par des mécanismes judiciaires au niveau national. Cela implique des enquêtes et des poursuites systématiques pour les infractions graves contre des enfants ainsi que la reforme de législations nationales en matière de protection de l'enfance conformément aux normes et standards internationaux, » a souligné Mme Coomaraswamy.

La Représentante spéciale a par ailleurs insisté sur la situation particulièrement vulnérable des enfants déplacés suite aux conflits et sur la nécessité d'assurer davantage leur protection. Elle a plaidé en faveur des « droits et garanties » qui doivent leur être accordés tels que le droit à l'éducation, à la liberté de mouvement, ainsi que le droit d'être protégés contre les violences sexuelles et le droit d'avoir accès aux services de base.

« La nature des conflits est en pleine évolution et les civils se retrouvent de plus en plus en première ligne. Les enfants en subissent les conséquences de manière plus brutale que jamais. Toutes les parties aux conflits doivent redoubler d'efforts pour mieux protéger les enfants et faire de la protection des civils une partie intégrante de la planification des opérations militaires, » a conclu Mme Coomaraswamy.


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