Changement climatique : Ban au cercle polaire arctique

Le Secrétaire général Ban Ki-moon avec des responsables norvégiens dans l’avion le menant au pôle Nord.

1 septembre 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se trouvait mardi dans l'archipel de Svalbard (Norvège), à l’intérieur du cercle polaire arctique, pour y constater directement les effets du changement climatique, alors qu'il reste moins de 100 jours avant un sommet des Nations Unies qui doit décider de nouvelles réductions des émissions de gaz à effet de serre.

Le Secrétaire général a quitté lundi Oslo, la capitale de la Norvège, pour l'archipel de Svalbard où il a visité une station de recherche et où des scientifiques du climat lui ont exposé les dernières informations concernant la fonte des glaces dans l'Arctique.

"M. Ban a visité une station norvégienne de dirigeables et un centre de recherche qui contrôle l'air de la région arctique, notamment pour déterminer les effets des gaz à effet de serre et d'autres matières polluantes", a indiqué mardi un porte-parole de l’ONU.

A bord d'un bateau, il a pu observer des glaciers. « Les effets des changements climatiques sont visibles et alarmants », a déclaré le Secrétaire général.

L'archipel de Svalbard est la partie la plus septentrionale de la Norvège et il est recouvert de glace. Il se situe à mi-chemin entre le continent et le pôle Nord, à l'intérieur du cercle polaire arctique.

C'est là que le gouvernement norvégien a choisi de construire une chambre forte abritant le plus grand nombre d'espèces et de variétés sauvages de semences au monde, afin de préserver la bio-diversité en cas de catastrophe naturelle ou humaine.

Le Secrétaire général devait visiter cette chambre forte lors de son voyage.

Lundi, il avait annoncé son "intention de lancer un message clair et ferme" lors de sa visite au pôle Nord, soulignant qu'il ne restait que 15 jours de négociations avant la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague de décembre 2009, qui devra définir de nouveaux engagements pour remplacer ceux convenus aux termes du Protocole de Kyoto expirant à la fin de 2012.

« Il est temps de prendre des décisions », a déclaré le Secrétaire général.


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