Soutenir l'Economie verte pour assurer une reprise économique mondiale durable

Eoliennes.

25 juin 2009 – Dans une déclaration faite mercredi à la Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, à New York, une vingtaine d'agences du système des Nations Unies relèvent que « l'actuelle crise économique et financière exige une réponse collective de la communauté mondiale », et plaident pour le développement de l'Economie verte.

C'est ''uni dans l'action'' que ces agences, représentées par Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), se sont prononcés en faveur d'une transition vers ''moins de carbone'', et le soutien à une Economie verte efficiente, capable de fournir de multiples opportunités économiques, sociales et environnementales dans ce 21e siècle.

«Investir les fonds de relance économique dans des secteurs tels que les technologies énergétiques efficientes, les énergies renouvelables, les transports publics, l'agriculture durable, le tourisme respectueux de l'environnement, et la gestion durable des ressources naturelles, notamment les écosystèmes et la biodiversité, reflète la conviction que l'Economie verte peut créer de nouvelles industries dynamiques, des emplois de qualité, engendrer la croissance des revenus, tout en atténuant les effets des changements climatiques et en arrêtant le déclin de la biodiversité », expliquent les agences onusiennes.

Ce choix, poursuivent-t-elles, dans leur déclaration, est « susceptible de contribuer au redressement économique, à la création d'emplois décents et à la réduction des pénuries alimentaire, énergétique, en eau, mais aussi de faire face aux crises relatives aux écosystèmes et au climat, qui ont des effets sur les populations pauvres ».

Par ailleurs, les agences estiment que les grands pays devraient veiller à ce que les pays en développement disposent de ressources financières pour lancer leurs propres programmes de relance et avoir un accès accru aux marchés internationaux pour une reprise rapide des échanges commerciaux.

Elles appellent également les pays donateurs à concrétiser leurs engagements en matière d'aide financière, notamment ceux faits aux cours des sommets du G8 et du G20. Elles souhaitent en outre l'élimination progressive des subventions ''perverses'' et la prévention du protectionnisme.

Au cours des six derniers mois, une grande variété d'organismes du système des Nations Unies, notamment les institutions de Bretton Woods et les secrétariats des accords multilatéraux sur l'environnement ont été impliqués dans la conception et la mise en œuvre d'une Initiative sur l'économie verte.

Les agences impliquées sont notamment l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l'Agence des Nations Unies pour les établissements humains ( ONU-Habitat ), la Banque mondiale, l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (UNIDO) et l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).


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