La Conférence sur la crise financière et économique mondiale démarre à New York

Ban Ki-moon (g) et Miguel d’Escoto Brockmann (d)

24 juin 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le président de l'Assemblée générale Miguel d'Escoto Brockmann ont ouvert mercredi la Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement.

Les responsables politiques du monde entier sont réunis jusqu'au 26 juin au Siège de l'ONU pour discuter de la crise économique et financière lors d'un sommet organisé par l'Assemblée générale.

Ban Ki-moon a déclaré à l'ouverture de la séance que le monde se trouvait actuellement à la croisée de plusieurs crises qui sont alimentaire, énergétique, sanitaire et économique.

Ban Ki-moon a décrit la situation de crise financière et économique actuelle, comme la plus grave depuis la création des Nations Unies, il y a plus de 60 ans.

M. Ban a évoqué la perte de 50 millions d'emplois supplémentaires, d'ici à la fin de l'année, qui pourrait naître de la crise actuelle, ainsi que « le milliard de personnes dans le monde qui vivent dans la disette ».

Estimant ensuite que la crise pourrait durer des années, le Secrétaire général a plaidé pour une action collective destinée à galvaniser la défense des droits de l'homme, y compris les droits sociaux et économiques, de tous les peuples de la planète.

En vue de permettre à ces pays de répondre aux répercussions de la crise, le Secrétaire général a annoncé la mise en place, dans les mois à venir, d'un système d'alerte destiné à donner aux pays les plus vulnérables les moyens de résister aux effets de la conjonction des crises.

« Sans nul doute, si l'on peut mobiliser 18 trillions de dollars pour maintenir à flot le secteur financier, on doit pouvoir trouver 18 milliards de dollars pour aider l'Afrique », a fait remarquer Ban Ki-moon.

De son côté, le président de la 63ème session de l'Assemblée générale, Miguel d'Escoto Brockmann, a estimé que l'Assemblée générale de l'ONU était la meilleure enceinte démocratique mondiale, celle où siège le « G-192 ».

Chaque État peut y choisir son niveau de participation, conformément à l'importance qu'il accorde aux différentes réunions, a-t-il ajouté.

Le président de l'Assemblée a fustigé les modes de vie et de production égoïstes qui sont à l'origine des crises économique et financière actuelles. L'égoïsme doit être remplacé par la solidarité, a-t-il conseillé.

Malheureusement, à cause de nos modes de consommation basés sur la satisfaction de besoins excessifs, la Terre a déjà dépassé de 40% sa capacité de renouvellement des ressources qu'elle met à notre disposition.

Le président de l'Assemblée a ensuite proposé une stratégie pour faire face à la crise. Cette stratégie s'appuierait sur une utilisation durable et responsable des ressources naturelles, qui se font de plus en plus rares.

Par ailleurs, a-t-il indiqué, il faut revenir à un concept noble d'économie et écarter le concept d'« écobanditisme » dans lequel nous vivons actuellement de facto.

Ce sommet de haut niveau des Nations Unies fait suite à la Conférence internationale sur le financement du développement tenue en décembre 2008 à Doha (Qatar). Les États Membres ont prié le président de l'Assemblée générale, Miguel d'Escoto Brockmann, d'organiser une réunion « au plus haut niveau ».

La Conférence prendra la forme de sessions plénières et de quatre tables rondes, où pourront échanger leurs vues les dirigeants et les représentants du système des Nations Unies, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, ainsi que les représentants des associations civiles et du secteur privé. À l'issue de la session, un texte de conclusion sera rendu public.


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