Ban : La crise n’est pas une excuse pour ne pas aider les pays en développement

11 juin 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé jeudi les membres du G8 à remplir leurs engagements pris à Gleneagles en 2005 d'accroître leur assistance aux pays en développement à 50 milliards de dollars d'ici à 2010, alors que 10% de cette somme a pour l'instant été débloquée.

« Nous sommes à une étape cruciale de la crise économique mondiale », a rappelé M. Ban lors de sa conférence de presse mensuelle au siège de l'ONU à New York.

Ce mois-ci l'Assemblée générale de l'ONU accueillera la Conférence des Nations Unies sur la crise économique et financière mondiale et son impact sur le développement. Elle sera suivie du G8 en Italie en juillet et en septembre du sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis).

« Ma priorité, ce sont les besoins des plus vulnérables. Je vais envoyer une lettre aux dirigeants du G8 soulignant ma préoccupation », a déclaré le Secrétaire général, en référence aux promesses faites à Gleneagles.

« La crise économique ne peut pas être une excuse pour abandonner ses engagements. C'est même une raison de plus pour les mettre en oeuvre », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a souligné que la signature d'un accord sur le climat en décembre à Copenhague rendra nécessaire des ressources supplémentaires pour l'adaptation au climat et la réduction des émissions de carbone dans les pays en développement.

Le Secrétaire général a par ailleurs annoncé une prochaine réunion du Quatuor pour le Moyen-Orient, composé des États-Unis, de la Fédération de Russie, de l'ONU et de l'Union européenne, au mois de juin, en Italie.


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