Récession : L'ONU doit être la voix des plus démunis, selon Helen Clark

Helen Clark, administrateur du PNUD.

26 mai 2009 – Face à la récession économique actuelle, les Nations Unies doivent être la voix des plus démunis, a déclaré mardi l'administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark.

« La récession ajoute à la pression qu'ont déjà exercé les prix très élevés des produits alimentaires et de l'énergie sur de nombreux pays, faisant tomber 200 millions de personnes dans la pauvreté extrême entre 2005 et 2008. En même temps, nous sommes confrontés à l'énorme défi du changement climatique, associé à une utilisation des ressources naturelles qui n'est pas tenable. Ces problèmes mondiaux reflètent notre interdépendance et ils nécessitent des solutions mondiales », a déclaré Mme Clark dans son premier discours devant le conseil d'administration du PNUD depuis sa prise de fonction.

« C'est pourquoi nous avons besoin d'un système multilatéral qui reflète les réalités du 21ème siècle. Ce système ne devrait pas seulement aider à améliorer les conditions de vie des plus pauvres et des plus vulnérables mais aussi s'assurer que leurs voix sont entendues là où se prennent les décisions », a-t-elle ajouté.

Selon elle, la famille des Nations Unies « devrait être le véhicule qui prend la tête de cette action et fournit cette voix » aux plus démunis confrontés à la récession économique. « Le PNUD peut être un contributeur important pour faire en sorte que cela se fasse », a-t-elle ajouté.

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