Grippe A(H1N1) : Les Nations Unies en état d'alerte face au risque de pandémie

Alerte mondiale alors que le virus de la grippe A(H1N1) se propage.

27 avril 2009 – Les Nations Unies, et en particulier l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sont en état d'alerte renforcée face aux cas de grippe A(H1N1) qui ont été enregistrés au Mexique, aux Etats-Unis, au Canada et en Espagne et se seraient propagés dans d'autres pays, a déclaré lundi le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

L'OMS, qui est actuellement en mode d'alerte 24 heures sur 24, a confirmé qu'il y a eu 40 cas de grippe A(H1N1) aux Etats-Unis, 26 cas confirmés en laboratoire au Mexique, six au Canada et un cas en Espagne.

Mais les seuls cas graves ont été constatés au Mexique, où l'OMS a une équipe sur le terrain pour essayer de suivre l'origine de l'épidémie. Les experts de l'OMS assistent aussi les autorités mexicaines à la demande de ce pays pour mener les enquêtes et renforcer les laboratoires.

Selon les medias, plus de 1.600 personnes ont contracté la grippe A(H1N1) au Mexique et au moins 149 personnes en sont mortes. Cela a entraîné la fermeture de nombreux édifices publics.

« Nous sommes préoccupés par le fait que ce virus pourrait causer une nouvelle pandémie de grippe. Il pourrait être bénin dans ses effets comme il pourrait être potentiellement grave », a prévenu le Secrétaire général lors d'un point de presse au siège des Nations Unies à New York. Il a noté qu'au Mexique la plupart des morts étaient de jeunes adultes en bonne santé.

« Ce sera le premier test des préparatifs accomplis ces trois dernières années par la communauté des nations face à une pandémie », a souligné Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a plaidé pour qu'en cas de pandémie aucune nation n'ait à faire face toute seule à cette menace.

« Les nations pauvres sont particulièrement vulnérables », a-t-il prévenu, estimant que pour l'instant, la réponse internationale était un exemple idéal de coopération multilatérale.

Le Comité d’urgence de l’OMS a achevé dans la soirée de lundi à Genève une réunion au cours de laquelle il a relevé le niveau d’alerte de 3 à 4, a déclaré lors d’une conférence de presse par webcast Keiji Fukuda, sous-directeur pour la sécurité de la santé et l’environnement à l’OMS.

La phase 4 est une phase intermédiaire avant la constatation d’une pandémie de grippe. « Nous n’y sommes pas encore. Une pandémie n’est pas jugée inévitable à ce stade », a dit M. Fukuda. La phase 5 enverrait le signal qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la communication et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation nécessaires.

« La menace de la maladie peut encore changer », a-t-il expliqué, mais les pays doivent se préparer, a-t-il noté.

D’autre part, « les efforts devraient se concentrer sur l’atténuation plutôt que sur l’arrêt de la dispersion du virus, qui est déjà intervenue », puisque l’on trouve le virus au Canada, aux Etats-Unis et en Espagne, a-t-il dit.

L’atténuation signifie notamment que la population est informée.

Troisièmement, l’OMS ne recommande pas de fermer les frontières ou de restreindre les voyages, mais indique qu’il est prudent que les gens déjà malades repoussent leur voyage, et que ceux qui reviennent, malades, d’un voyage consultent un médecin, a expliqué M. Fukuda. « La fermeture des frontières » ne serait pas utile, a-t-il fait observer.

Quatrièmement, l’OMS recommande la poursuite de la fabrication du vaccin de la grippe saisonnière, tout en suivant la grippe A(H1N1), appelée aussi "grippe porcine", afin de développer un vaccin adapté.


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