Durban II : Ban condamne les provocations du président iranien

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

20 avril 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déploré lundi l'utilisation de la plateforme de la Conférence d'examen de Durban par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pour accuser, diviser et même inciter [à la violence] dans une diatribe contre l'Etat d'Israël.

« C'est le contraire de ce que cette conférence cherchait à atteindre. Cela rend d'autant plus difficile la recherche de solutions constructives au très réel problème du racisme », a regretté le Secrétaire général dans un message transmis par sa porte-parole depuis Genève.

« Il est profondément regrettable que mon appel à l'unité n'ait pas été écouté par le président iranien », a-t-il ajouté.

M. Ban, qui avait rencontré M. Ahmadinejad en marge de la réunion qui s'ouvrait lundi, a dit avoir souligné l'importance de la conférence pour galvaniser la détermination de la communauté internationale à lutter ensemble contre le racisme.

Il a aussi indiqué qu'il avait rappelé à M. Ahmadinejad que l'Assemblée générale de l'ONU avait adopté des résolutions pour effacer la notion selon laquelle le sionisme serait une forme de racisme, ainsi que pour réaffirmer la réalité historique de l'Holocauste.

Selon les informations parues dans la presse, les représentants de plusieurs pays européens, dont la France, ont quitté la salle au moment de l'intervention du président iranien qualifiant Israël de régime raciste.

De son côté, la Haut Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a totalement déploré le discours du président Ahmadinejad, condamnant « l'utilisation d'un forum de l'ONU pour se livrer à des prises de position politiques ».

« Je trouve cela totalement choquant », a-t-elle dit, soulignant que la majorité de son discours allait au-delà des thèmes abordés par la conférence ainsi que contre la position de l'ONU sur le sionisme comme racisme.

Toutefois, a noté la Haut Commissaire, « la meilleure riposte à ce type d'événement est de répondre et de corriger, pas de se retirer et de boycotter la conférence ».

Par sa résolution 3379, l'Assemblée générale de l'ONU avait le 10 novembre 1975 décrété que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale », un texte qui n'a été abrogé que par la résolution 46/86 du 16 décembre 1991.


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