
Le directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura.
Selon ces nouvelles mesures, les rédacteurs en chef ne peuvent plus publier ou radiodiffuser des articles défavorables aux forces armées. Les sujets sensibles doivent être approuvés par des responsables gouvernementaux avant publication et les médias qui ne suivront pas ces directives pourront être fermés.
« Je suis très inquiet pour la liberté de la presse à Fidji. La liberté d'expression, un droit de l'homme fondamental sur lequel repose la liberté de la presse, est essentielle pour la démocratie, la bonne gouvernance et l'Etat de droit. J'exhorte les autorités à permettre le débat ouvert qui est toujours indispensable si l'on veut trouver des solutions durables aux difficultés et aux désaccords », a dit M. Matsuura, cité dans un communiqué de l'UNESCO.
« Priver les gens d'informations sur les événements qui les affectent ne débouche que sur la peur et la suspicion. De telles mesures ne contribueront pas à une solution des problèmes sociaux et économiques du pays », a-t-il ajouté.
Les mesures d'exception ont été proclamées après que le chef des armées, le contre-amiral Frank Bainimarama, ait été reconduit Premier ministre et que le Président fidjien, Ratu Josefa Iloilo, ait abrogé la Constitution et limogé les magistrats qui avait jugé illégitime le gouvernement militaire de l'île.
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