Les changements climatiques, une urgence du présent - Ban

Les glaciers fondent en raison du changement climatique.

16 avril 2009 – En ces temps de grande instabilité et d'anxiété, le problème de la fonte des glaces ne doit pas être éclipsé par celui de la fonte des marchés financiers, a plaidé le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans une tribune publiée dans un quotidien sud-coréen, le Korea Herald.

L'année 2009, intitulée par le Secrétaire général l'année du changement climatique, doit fournir l'opportunité de répondre aux défis posés par le changement du climat et une croissance économique durable. « Aucune question n'est plus essentielle à la survie de notre espèce », a insisté Ban Ki-moon.

« Les changements climatiques s'accélèrent à une vitesse et avec une ampleur qui requièrent l'attention urgente des gouvernements au plus haut niveau », a-t-il martelé, rappelant que les phénomènes observés par les scientifiques – notamment la vitesse de la fonte des glaces au Groenland - se trouvent dans la fourchette haute des prévisions faites en 2007 dans les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC), qui a reçu le prix Nobel.

Or si rien n'est fait d'ici à 2015, il sera trop tard pour éviter l'augmentation de la température de plus de 2 degrés Celsius, seuil catastrophique irréversible selon les scientifiques.

« Les changements climatiques ne relèvent pas d'un scénario éloigné et futuriste ». Le nombre de catastrophes naturelles a doublé de 200 à 400 par an au cours des 20 dernières années. Neuf catastrophes sur 10 sont liées au climat.

Et ce sont les plus pauvres qui sont le plus exposés. Ainsi que le dixième de la population mondiale qui vit près des côtes maritimes, a rappelé le Secrétaire général.

M. Ban a rappelé que si les efforts financiers paraissaient conséquents, ils étaient à comparer aux 300 milliards de dollars consacrés chaque année à subventionner l'achat d'énergie d'origine fossile, dont 220 milliards pour 20 pays en développement qui n'appartiennent pas à l'OCDE. L'annulation de ces subventions réduirait les émissions de gaz à effet de serre de 6% par an et ajouterait 0,1% au PIB mondial, a-t-il souligné.


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