
Le droit à l'alimentation, un défi du 21e siècle.
« Nous avons besoin d'avoir une approche en matière de production alimentaire qui soit multifonctionnelle, qui se préoccupe des pauvres et de leur droit à l'alimentation, qui se préoccupe de la planète et de son droit à la vie, qui se préoccupe des communautés et de leur droit à l'autogestion », a dit M. D'Escoto à l'ouverture d'un dialogue sur la crise alimentaire au siège des Nations Unies à New York.
Le dialogue, qui fait suite à la réunion de haut niveau sur la sécurité alimentaire fin janvier à Madrid, a rassemblé des économistes, des spécialistes de l'agriculture et des droits de l'homme et d'autres experts pour discuter des changements nécessaires à la production agricole mondiale dans la perspective du droit à l'alimentation.
Toutes les six secondes, un enfant meurt de malnutrition, a rappelé le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, Olivier de Schutter. « La crise alimentaire mondiale est loin d'avoir été enrayée », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Il a appelé à concevoir différemment la production et le commerce alimentaires pour s'assurer qu'ils servent le développement, le droit à l'alimentation et les travailleurs agricoles.
Selon le Président de l'Assemblée générale, il est important de comprendre que la crise alimentaire est directement liée à la crise financière, à la crise énergétique et au changement climatique. Il a appelé à la fin de « la domination des multinationales de l'alimentation industrialisée » et à des systèmes alimentaires orientés vers les gens aux niveaux local, régional et international.
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