Crise : Ban encourage le G20 à ne pas oublier les pays en développement

Ban Ki-moon.

23 mars 2009 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a indiqué lundi qu’il avait envoyé une lettre aux dirigeants du G20, dans laquelle il les appelle à se mettre d’accord sur un plan de relance mondial significatif qui réponde aussi aux besoins de tous les pays en développement face à la crise économique et financière mondiale.

Dans cette lettre, M. Ban appelle également le G20 à résister à la tentation du protectionnisme ; à avancer vers un « New deal vert » destiné à créer des emplois dans les secteurs permettant de lutter contre le changement climatique ; et à réformer la réglementation et les institutions mondiales, a-t-il précisé lors d’une réunion informelle de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le Secrétaire général doit participer le 2 avril à Londres au Sommet du G20 sur la crise économique et financière mondiale.

Par ailleurs, Ban Ki-moon a rappelé lundi devant l’Assemblée générale sa préoccupation au sujet de l’expulsion de 13 ONG internationales par le Soudan. Il a précisé qu’après cette décision des autorités soudanaises, les Nations Unies et le gouvernement du Soudan se sont mis d’accord pour mener une série d’évaluations communes rapides dans les trois Etats du Darfour.

Les résultats de ces évaluations indiquent des manques significatifs et les capacités sur le terrain sont insuffisantes pour maintenir l’assistance humanitaire à court et à moyen terme, a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a également attiré l’attention de l’Assemblée générale sur sa participation à deux conférences sur l’Afghanistan à Moscou et à La Haye. Il a indiqué qu’il avait l’intention d’appeler la communauté internationale à aider l’Afghanistan pour assurer sa sécurité, sa stabilité et son développement. Il insistera aussi sur la nécessité de renforcer la coopération régionale et internationale.

La conférence sur l’Afghanistan à Moscou le 27 mars se déroulera sous l’égide de l’Organisation de coopération de Shanghai et portera sur l’impact de la situation dans ce pays sur les Etats voisins. La conférence étudiera également comment les Etats peuvent s’attaquer ensemble aux menaces émanant de l’Afghanistan, telles que le terrorisme, le trafic de drogue et le crime organisé.

Le 31 mars, le Secrétaire général sera à La Haye pour une autre conférence internationale sur l’Afghanistan. Cette conférence fait suite aux conférences tenues à Bonn, Londres et plus récemment à Paris, l’an dernier, et portera sur les défis politiques, sécuritaires et de développement auxquels est confronté l’Afghanistan.


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