Un sommet sur la crise économique organisé par l’Assemblée générale en juin

Le Président de l’Assemblée générale, Miguel D’Escoto.

17 mars 2009 – Un sommet consacré à la crise financière mondiale et à son impact sur le développement sera organisé du 1er au 4 juin prochain par l'Assemblée générale, a annoncé mardi son président, Miguel D'Escoto, de retour d'une tournée à l'étranger qui l'a conduit en République arabe syrienne, en Finlande, en Chine, à Bahreïn, en Suisse et en République islamique d'Iran.

Le principal objet de la série de déplacements de M. D'Escoto était de s'assurer d'une large participation, et au plus haut niveau, à ce sommet et d'en discuter les modalités avec les dirigeants des États Membres qu'il a visités, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York.

Ainsi, à Téhéran, en République islamique d'Iran, à l'occasion du dixième Sommet de l'Organisation de coopération économique (OCE), il a eu l'occasion de transmettre sa demande de participation à une vingtaine de chefs d'État.

Sur place, M. D'Escoto a indiqué qu'il a été « frappé » par la différence entre la manière dont le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est perçu par ses concitoyens et autres personnes, et l'image complètement « distordue » qui est donnée du président iranien aux États-Unis, qui sont « un pays qui s'est lancé dans une entreprise de diabolisation de M. Ahmadinejad », alors que les mêmes États-Unis ont soutenu par le passé les pires dictateurs, à l'image de Pinochet au Chili.

Interrogé sur le refus éventuel des États-Unis de prendre part à la Conférence d'examen de Durban, qui aura lieu à Genève, du 20 au 24 avril, pour évaluer les progrès réalisés contre le racisme et les autres formes de discrimination, M. D'Escoto a répondu que cette décision était motivée par le soutien que les États-Unis apportent à Israël. « Je souhaite que les États-Unis viennent à la Conférence, mais si leur absence était confirmée, ce serait une honte », a-t-il dit.

Il a également jugé « regrettable » la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d'émettre un mandat d'arrêt à l'encontre du président du Soudan, Omar Hassan Al-Bachir, et a estimé que c'est une décision qui « met à mal l'idée d'une justice internationale impartiale ». Cette décision est d'autant plus regrettable, a-t-il insisté, que deux semaines avant qu'elle ne soit prise, une délégation conjointe de l'Union africaine et de la Ligue arabe s'était rendue aux Nations Unies pour plaider en faveur d'« une chance pour la paix », en expliquant que le président Al-Bachir avait initié des « discussions prometteuses » avec le chef du plus grand groupe rebelle du Darfour.

M. D'Escoto a contesté l'allégation selon laquelle il aurait appelé à une campagne de boycott en vue d'isoler Israël. Il a en revanche confirmé les propos qu'il a tenus concernant la politique d'« apartheid » que mènerait ce pays, et a rappelé que ceci avait déjà été dit par des personnalités comme l'ancien président des États-Unis Jimmy Carter, l'archevêque Desmond Tutu, ou encore Nelson Mandela.

« J'aime sincèrement le peuple juif, que je place très haut dans mon estime, mais cela ne signifie pas que je dois cautionner tout ce que fait Israël », a déclaré le président de l'Assemblée, affirmant que le seul ordre du jour auquel il était attaché était de veiller au respect scrupuleux de la Charte des Nations Unies.

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