
La première session du Comité se tient du 23 au 27 février à Genève, commençant par l'élection de son bureau, par l'adoption de règles de procédure et par des discussions sur ses futurs travaux.
La Convention et son protocole facultatif sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 après avoir été adoptés par les Etats Membres le 13 décembre 2006. La Convention a pour objet de « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque ».
Par personnes handicapées on entend des « personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l'interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l'égalité avec les autres ».
On estime que près de 650 millions de personnes sont handicapées dans le monde, ce qui représente 10% de la population mondiale, dont 80% vivent dans des pays en développement.
Parmi les dispositions principales, de la Convention, on relève les suivantes:
Les pays adhérant à la convention s'engagent à élaborer et appliquer des politiques, une législation et des mesures administratives visant à concrétiser les droits reconnus par celle-ci et à abolir les lois, règlements, coutumes et pratiques qui constituent une discrimination. (Article 4)
Un changement de perception étant essentiel pour améliorer la situation des personnes handicapées, les pays qui ratifient la convention devront combattre les stéréotypes et les préjugés et sensibiliser le public aux capacités des personnes handicapées et à leurs contributions à la société. (Article 8)
Les pays devront garantir aux personnes handicapées la pleine jouissance de la vie, sur un pied d'égalité avec d'autres (Article 10), garantir l'égalité des droits et l'avancement des femmes et des filles handicapées (Article 6) et protéger les enfants handicapés. (Article 7)
Les enfants handicapés jouiront de droits égaux, ne seront pas séparés de leurs parents contre leur volonté, sauf si les autorités déterminent que c'est dans le meilleur intérêt de l'enfant, et ne seront en aucun cas séparés de leurs parents au motif de leur handicap ou de celui des parents. (Article 23)
Les pays devront reconnaître que tous sont égaux devant la loi, interdire la discrimination sur base du handicap et garantir une protection égale aux personnes handicapées. (Article 5)
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