
Le Secrétaire général a rappelé qu'au sommet de 1972 à Stockholm sur la première Conférence des Nations Unies sur l'environnement humain, la Premier ministre indienne Indira Gandhi avait fait remarquer que la pauvreté et l'absence de réponse aux besoins humains était la pire forme de pollution.
« Depuis cette époque, la population humaine a cru de 3,8 milliards de personnes à 6,7 milliards », a-t-il souligné avant de rappeler que désormais, c'était le réchauffement climatique qui faisait peser d'importantes et nouvelles menaces à la sécurité humaine - notamment alimentaire - et à l'environnement.
« A Copenhague il faut rassembler les efforts de Bali et de Poznan dans un accord ambitieux, global et ratifiable. Copenhague doit faire face à trois principaux défis qui doivent être réglés au plus haut niveau politique », a expliqué le Secrétaire général.
Premièrement, il faudra clarifier les engagements des pays développés à réduire leurs émissions, en mettant en place des cibles à moyen terme ambitieux, avec un calendrier crédible.
Il faudra aussi clarifier les actions de réduction des émissions que les pays en développement seront prêts à adopter.
Deuxièmement, Copenhague doit avancer sur la question du financement des actions de réduction et des besoins d'adaptation des pays en développement, notamment en améliorant le fond d'adaptation décidé à Poznan (Pologne).
Troisièmement, les gouvernements et le système des Nations Unies doivent trouver des solutions crédibles pour la gouvernance de nouveaux fonds et leur mise en oeuvre.
« 2009, sera l'année du changement climatique », a lancé le Secrétaire général.
Ban Ki-moon a dit que le président Barack Obama des Etats-Unis l'avait assuré de sa coopération entière pour faire de Copenhague un succès.
Il s'est aussi félicité des nouvelles impulsions venant d'Inde, de Chine, des économies d'Europe et d'Amérique du Nord, du Brésil et de nombreuses régions d'Afrique.
« Ce matin j'ai entendu des messages très positifs de chefs d'entreprise de l'industrie indienne sur la façon dont ils comptent répondre à ces questions », a-t-il dit.
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