Ban : La lutte contre la faim dans le monde doit revenir au premier plan des priorités

Après un largage de nourriture par le Programme alimentaire mondial, des villageois ramassent des grains dispersés sur le sol.

27 janvier 2009 – Un milliard d'être humains souffrent de la faim à l'heure actuelle, a déploré mardi le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à Madrid, où il a appelé à replacer la question au premier plan des priorités grâce à des mécanismes de financement fiables.

« Alors que les prix augmentaient, nous avons réalisé un accroissement de l'action humanitaire d'urgence sans précédent contre la faim et la malnutrition » en 2008, a rappelé M. Ban lors du sommet sur la crise alimentaire qui se déroulait dans la capitale espagnole.

Mais ce n'est pas suffisant : en 2008, les Nations Unies et la communauté internationale n'ont pas été en mesure de faire parvenir des semences et des engrais à tous les petits exploitants qui en avaient besoin pour deux saisons de récolte, a-t-il insisté.

Il a convenu qu'il fallait un mécanisme de coordination plus efficace pour y parvenir, avant d'exposer les conclusions du groupe d'experts de haut niveau sur la crise alimentaire, mis en place l'année dernière.

« Il faut en parallèle mettre en place des mesures contre la faim et pour améliorer la sécurité alimentaire, élargir la protection sociale des plus vulnérables, améliorer la production agricole et faire en sorte que les mécanismes d'échange fonctionnent en faveur des plus pauvres », a plaidé Ban Ki-moon.

Il faut, deuxièmement, soutenir des partenariats, notamment en créant un Partenariat mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.

Enfin, il faut fournir aux pays qui en ont besoin une assistance extérieure plus accessible. « Mais si nous n'avons pas de mécanisme financier fiable, l'argent ne viendra pas », a-t-il insisté.

A l'issue du sommet, le Secrétaire général a remercié l'Espagne de son don de 200 millions d'euros par an sur cinq ans pour la lutte contre la faim dans le monde, appelant les autres donateurs à faire de même. Au moins 15 pays ont fait des promesses de don, d'assistance technique et de soutien politique pour éliminer la faim.


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