Burundi : Ban appelle gouvernement et rebelles à signer rapidement un accord de paix

4 décembre 2008 – Le gouvernement du Burundi et le groupe rebelle Palipehutu-FNL doivent désormais démontrer leur volonté politique et leur courage pour surmonter les questions qui empêchent de conclure le processus de paix entamé il y a deux ans, a déclaré jeudi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

“La date-butoir pour achever la mise en oeuvre complète de l'Accord global de cessez-le-feu approche à grands pas », a dit M. Ban dans un message lu par son représentant exécutif Youssef Mahmoud à Bujumbura au Sommet sur l'Initiative de paix au Burundi.

« Aussi, j'appelle le gouvernement et le Palipehutu-FNL à travailler avec un sentiment d'urgence et avec détermination pour trouver un compromis sur les questions difficiles qui pour l'instant ont entravé leurs efforts », a-t-il ajouté.

Le Burundi est en pleine reconstruction après une violente guerre civile entre la majorité Hutu et la minorité Tutsi. En septembre 2006, l'Accord global de cessez-le-feu avait été signé entre le gouvernement et le Palipehutu-FNL, le principal groupe rebelle.

Le chef du groupe, Agathon Rwasa, est retourné dans son pays en mai, ce que le Secrétaire général a qualifié de « développement important ».

Ban Ki-moon a également salué les dirigeants régionaux de l'Initiative, le facilitateur sud-africain et l'Union africaine pour « leurs efforts sans relâche destinés à aider les parties au conflit à trouver une solution. »

« Je vous appelle à faire tout votre possible lors de ce sommet pour obtenir un résultat qui permette au peuple burundais de retrouver l'espoir et d'imaginer un avenir plus prospère et pacifique », a-t-il dit. « De mon côté, je réaffirme l'engagement des Nations Unies à apporter leur soutien, en coordination avec les partenaires régionaux et internationaux ».

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