Doha : L'ONU appelle à confirmer le partenariat mondial sur le développement

2 décembre 2008 – A l'issue mardi de la Conférence internationale sur le financement du développement à Doha, le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel D'Escoto, et le Qatar, pays hôte de cette réunion, ont appelé dans une déclaration commune les Etats membres de l'ONU à confirmer leur engagement envers un partenariat mondial sur le développement.

La déclaration appelle « à répondre à la complexité de la crise mondiale en réaffirmant notre engagement envers un partenariat mondial sur le développement comme principe sous-jacent du financement du développement et comme moyen d'atteindre les objectifs de développement ».

« La pauvreté, la faim, les maladies continuent de menacer nos générations futures », ajoute-t-elle. Selon le Qatar et M. D'Escoto, « la plus grave crise financière mondiale depuis la création des Nations Unies menace davantage notre capacité à affronter ces problèmes et à fournir le financement nécessaire pour atteindre les objectifs de développement fixés internationalement ».

Ils estiment que cette crise financière rend impératif une réforme des institutions internationales qui gouvernent le commerce et la finance. Ils jugent aussi nécessaire une action coordonnée et cohérente pour répondre à la crise. « Nous devons éviter d'utiliser des solutions simplistes de court terme qui ne permettront pas de traiter les causes profondes de cette crise », ajoutent-ils.

Dans leur déclaration commune, ils réaffirment « qu'il est de l'intérêt commun des pays développés et en développement que la réforme du système financier mondial reflète de manière appropriée les intérêts des pays en développement ».

La Conférence de Doha a réuni pendant quatre jours des représentants de gouvernements, du monde des affaires et de la société civile, pour faire le point sur les progrès réalisés depuis la Conférence internationale sur le financement du développement à Monterrey (Mexique) en 2002. La Conférence de Monterrey avait abouti à l'adoption par les pays développés et en développement d'un accord de partenariat historique sur la dette, le commerce et l'aide publique au développement.

Samedi à l'ouverture de la Conférence, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait mis en garde contre les conséquences tragiques que pourrait avoir la crise financière sur les plus pauvres.


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