
Le PAM doit faire face une grande insécurité en Somalie.
Dans cette résolution, les 15 membres du Conseil se déclarent préoccupés par tous les actes visant à empêcher ou à bloquer un processus politique pacifique, et expriment leur profonde inquiétude devant la récente multiplication des actes de piraterie et des vols à main armée commis contre des navires au large des côtes somaliennes.
Le Conseil note le rôle que la piraterie peut jouer dans le financement des violations de l'embargo sur les armes par des groupes armés.
Pour mettre en uvre les sanctions qu'il impose, le Conseil de sécurité a décidé d'élargir le mandat du Comité qu'il avait créé dans la résolution 751 (1992) pour surveiller l'embargo général sur les armes et le matériel militaire à destination de la Somalie qu'il venait d'imposer, embargo qu'il a ensuite développé et modifié et qu'il réaffirme une nouvelle fois.
Aux termes de la résolution adoptée, tous les États Membres doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher l'entrée ou le passage en transit sur leur territoire des individus ainsi désignés par le Comité.
Lors d'un exposé jeudi devant le Conseil, le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques Haile Menkerios a indiqué qu'après la signature de l'Accord de cessation des hostilités le 23 octobre entre le gouvernement fédéral de transition et l'Alliance pour la seconde libération de la Somalie, le processus de retrait des forces éthiopiennes a commencé à s'opérer le 17 novembre.
Les forces éthiopiennes ont remis leur poste de commandement à Mogadishu à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).
Mais, les groupes extrémistes continuent d'étendre leurs occupations dans le centre et le sud de la Somalie et prennent localement le contrôle de la situation, tout en poursuivant leurs attaques sporadiques à Mogadishu, a déclaré M. Menkerios.
M. Menkerios a rappelé que, lors de la réunion extraordinaire de son Conseil des ministres le 18 novembre, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a décidé d'imposer des sanctions ciblées contre ceux qui s'opposent au processus de paix, et a demandé au Conseil de sécurité d'envisager les mêmes mesures.
Il a aussi souligné que les actes de piraterie maritime qui sont commis au large des côtes somaliennes sont étroitement liés à la situation interne du pays et à l'absence d'autorité centrale.
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