Le président de l'Assemblée veut replacer l'éthique au centre des débats

Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Miguel D’Escoto Brockmann.

11 novembre 2008 – A la veille d'une réunion de deux jours à l'Assemblée générale sur le thème de la « culture de paix », le président de l'Assemblée, Miguel D'Escoto Brockmann, a souhaité mardi que cette réunion soit l'occasion non pas d'avoir un débat religieux mais de replacer l'éthique au centre de l'action de l'ONU.

« Nous sommes une espèce moralement en faillite », a déclaré à propos de l'humanité, M. D'Escoto, lors d'une conférence de presse consacrée essentiellement à cette réunion à laquelle participeront notamment les dirigeants saoudien et israélien.

Il a précisé que cette réunion n'était pas organisée pour « parler de religion ou de théologie ». Ce serait intéressant mais ce n'est pas le sujet, a-t-il ajouté.

La religion peut être un thème qui divise beaucoup. « Nous nous devons, cependant, de chercher des valeurs qui unissent, qu'elles trouvent leur origine dans une foi religieuse, ou dans d'autres origines philosophiques et éthiques », a poursuivi M. d'Escoto.

« Nous sommes ici pour reconnaître que ce fut une grande erreur d'accepter l'idée que certaines activités humaines peuvent être menées en dehors des valeurs éthiques », a-t-il ajouté, citant le secteur financier.

Il a déclaré que « personne n'avait été mis de côté » et que tous les chefs d'État avaient été invités à la réunion de haut niveau. « Nous devons accepter quiconque veut parler et se joindre afin que nous unissions nos forces, par exemple pour combattre la faim », a-t-il ajouté.

« Personne n'est exempt de contradictions et de critiques. J'accueille à cette réunion quiconque vient pour parler », a-t-il poursuivi, avant d'affirmer: « nous ne sommes pas ici pour former un front contre quiconque mais pour nous unir contre le plus grand ennemi de l'humanité: la faim, la pauvreté ».

À cet égard, M. d'Escoto a jugé les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) « minimalistes et très peu ambitieux ». « Nous ne sommes pas ici pour 'faire quelque chose' mais pour résoudre des problèmes », a rappelé le président de l'Assemblée générale.

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