'Les institutions internationales doivent se fonder davantage sur les intérêts des individus'

11 avril 2008 – Des solutions viables aux problèmes du changement climatique, du terrorisme et du développement durable ne peuvent plus être trouvées exclusivement dans le concept du pouvoir étatique, a plaidé aujourd'hui le président de l'Assemblée générale, Srgjan Kerim, dans une tribune au quotidien britannique Al-Hayat.

Pour Srgjan Kerim, qui préside la 62ème session de l'organe délibératif et représentatif de tous les 192 Etats Membres de l'ONU, il faut une « nouvelle culture internationale » qui ne repose pas sur un nouvel « ordre mondial » illusoire. « La mondialisation et le développement des réseaux politiques, syndicaux, économiques et des organisations non gouvernementales a dépassé le cadre rigide des idéaux politiques du passé», a-t-il estimé.

En tant que président de l'Assemblée générale, a-t-il souligné, il a déjà appelé à ce que cette culture soit « fondée sur le bien-être de l'individu, dans le plein respect des droits de l'homme, de la sécurité humaine, du devoir de protéger et du développement durable ».

Citant le cas tragique du Darfour, Srgjan Kerim a aussi rappelé que les principes de respect des droits et de la sécurité individuels attendaient encore parfois d'être mis en pratique malgré les déclarations d'intention.

« Nos structures institutionnelles actuelles sont trop rigidement ancrées dans un système international dans lequel la prééminence est donnée à l'Etat en tant que principal interlocuteur et responsable du changement », a estimé le président de l'Assemblée générale.

De façon concrète, ce dernier a prévenu qu'au sein de l'ONU, « si la réforme du Conseil de sécurité se limitait à ajouter ou retrancher des pays, plutôt que de modifier l'approche de la gestion des défis et crises mondiales, nous serions pris au piège d'un cadre institutionnel dépassé ».

« L'exercice du pouvoir vise encore à établir un ordre plaçant les nombreux 'intérêts nationaux' au-dessus des intérêts partagés par tous les individus, a dénoncé le président de l'Assemblée générale.

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