Sri Lanka : Louise Arbour rappelle les parties à leurs obligations après la fin du cessez-le-feu

Louise Arbour, ex-Haut Commissaire aux droits de l’homme, fait partie des lauréats du Prix des droits de l’homme de l’ONU.

15 janvier 2008 – Une intensification des hostilités au Sri Lanka aura un impact dévastateur sur les droits fondamentaux de toutes les communautés, a prévenu aujourd’hui la Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Louise Arbour.

La Haut Commissaire, a lancé cet appel alors que le cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et les Tigres de libération de l’Eelam tamoul prend fin le 16 janvier 2008 et que les parties ont décidé de ne pas le renouveler, rappelant aux deux parties « leurs obligations aux termes du droit international de respecter les droits de l’homme ».

« Le droit international impose aux parties de protéger les civils, sans discrimination et interdit l’atteinte arbitraire à la vie, la détention arbitraire, les déplacements forcés, les disparitions, la torture ainsi que d’autres traitements ou peines inhumaines ou dégradantes », rappelle Louise Arbour dans un communiqué publié aujourd’hui à Genève.

Cette dernière a aussi rappelé l’interdiction du « recrutement et du déploiement d’enfants soldats ».

L’ONU a déploré à de nombreuses reprises le fait que les Tigres de libération de l’Eelam tamoul enlevaient des enfants pour en faire des soldats.

La chef du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a aussi prévenu que « les violations de ces règles par toute partie pourrait entraîner la recherche de la responsabilité pénale individuelle, notamment pour ceux aux commandes ».

Au retour d’une visite au Sri Lanka en octobre 2007, Louise Arbour avait souligné l’importance déterminante d’une évaluation indépendante de la situation des droits de l’homme dans le pays.

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