Attentats d'Alger : 17 fonctionnaires des Nations Unies ont trouvé la mort

14 décembre 2007 – « La mort de dix-sept de nos collègues des Nations Unies est maintenant confirmée », à la suite des attentats d'Alger, a annoncé aujourd'hui le Secrétaire général qui a qualifié ces actes terroristes d'attaque contre l'humanité.

« C'est avec grande tristesse que j'ai appris que le nombre de victimes lors des attentats d'Alger est encore plus élevé que ce que l'on craignait », affirme Ban Ki-moon dans un message transmis par sa porte-parole, depuis le Timor-Leste.

« Un nombre terriblement élevé d'innocents Algériens ont aussi péri, ainsi que des ressortissants d'autres pays », déplore-t-il.

« Ceux qui visent des civils innocents de cette manière commettent un crime épouvantable », affirme le Secrétaire général qui affirme « se tenir aux côtés du peuple algérien et de la région face au fléau du terrorisme ».

« Le terrorisme ne peut jamais être justifié, quels qu'en soient les fondements, comme l'ont convenu les 192 Etats Membres des Nations Unies l'année dernière lorsqu'ils ont adopté la Stratégie mondiale des Nations Unies contre le terrorisme.

« Le terrorisme frappe tous les Etats, petits et grands, riches et pauvres. Il touche des personnes de tous âge et revenu et de toutes cultures et religions », rappelle le Secrétaire général.

« Il s'agit d'une attaque non seulement contre les Nations Unies, non seulement contre les Algériens, mais contre l'humanité elle-même », insiste le Secrétaire général qui rappelle que le personnel des Nations Unies n'avait pas d'autre mission que d'aider la population algérienne à bénéficier d'un avenir meilleur.

Ban Ki-moon a demandé à tout le personnel de l'ONU d'observer une minute de silence en l'honneur des victimes, lundi prochain à 10 heures du matin, heure de New York.

Deux bombes ont explosé le 11 décembre à Alger, l'une visant notamment le bâtiment du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui regroupait le personnel des Nations Unies sur le terrain, ainsi qu'un bâtiment adjacent du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Parmi les 17 victimes figurent 13 hommes et 4 femmes. Il s'agit de Babacar Ndiaye, du Sénégal, du département de la sécurité, de Abdel-Rahim Hanniche, de l'Algérie, de l'Organisation internationale du Travail (OIT), ainsi que de Nabil Slimani, et Karim Bentebal, de l'Algérie qui travaillaient pour le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a perdu Adnane Souilah et Kamel Sait, ainsi que Mustapha Benbara, tous trois de l'Algérie.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) déplore le décès de Hind Boukroufa et Djamel Rezzoug, tous deux de l'Algérie et de Steven Olejas, du Danemark. A ces noms s'ajoutent ceux de Saadia Boucelham, de Samia Hammoutene, de Chadli Hamza, et de Mohamed Khelladi, de l'Algérie.

Enfin, le Programme alimentaire mondial (PAM) déplore la disparition de Gina Luna, des Philippines, l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), celle de Mohamed Laseli et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), celle de Hakim Si Larbi.

Aucun résultat
Aucun résultat