Alger : condamnation du Conseil de sécurité - les recherches se poursuivent sous les décombres

11 décembre 2007 – Alors que le Conseil de sécurité s'est joint aux condamnations de l'attentat contre les Nations Unies à Alger, sur le terrain l'ONU n'est pas encore en mesure de donner un décompte définitif des victimes parmi son personnel.

« Nous continuons à faire des recherches dans les hôpitaux et sur le lieu de l'explosion, et il nous faut une preuve du décès avant de rendre toute information publique », a déclaré aujourd'hui la porte-parole adjointe du Secrétaire général, Marie Okabe.

La porte-parole a néanmoins indiqué qu'au moins cinq morts seraient à déplorer parmi le personnel des Nations Unies.

« A 10h30 ce matin, heure d'Alger, une voiture a explosé dans une rue adjacente au bâtiment du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui abrite le personnel du Programme alimentaire mondial (PAM), de l'Organisation internationale du Travail (OIT), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et du Département de la sécurité », a-t-elle expliqué.

Elle a précisé que 40 membres du personnel international se trouvaient en Algérie aujourd'hui, dont 21 s'y trouvant à titre temporaire. Il y a aussi 115 membres du personnel local dans le pays.

Par ailleurs, dans une Déclaration présidentielle adoptée aujourd'hui, le Conseil de sécurité « condamne dans les termes les plus énergiques les attentats terroristes perpétrés à Alger, à proximité du Conseil constitutionnel et de locaux des Nations Unies, le 11 décembre 2007, qui ont fait de nombreux morts et blessés et exprime sa profonde sympathie et ses condoléances aux victimes de cet acte de terrorisme odieux et à leurs proches, ainsi qu'au peuple et au gouvernement algériens ».

« Le Conseil souligne qu'il faut traduire en justice les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable et ceux qui l'ont financé et demande instamment à tous les États, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international et à ses résolutions 1373 (2001) et 1624 (2005), de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin ».

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