
Voir le compte-rendu de toutes les interventions à la réunion dans le communiqué de l'ONU.
« Nous avons une obligation morale envers nos prochains », a souligné Srgjan Kerim lors de la Réunion de haut niveau sur les changements climatiques organisée par le Secrétaire général à New York.
« Dans cette même Assemblée, il y a déjà plus de vingt ans, les dirigeants du monde entier nous ont dit que les changements climatiques étaient réels, que nous devions réaliser des changements et des sacrifices, que nous ne pouvions pas vivre aux dépens de la planète et des futures générations », a ajouté le président de l'Assemblée devant les représentants de plus de 150 pays.
« Il n'y a plus de temps à perdre », a-t-il insisté, soulignant que l'ONU était le forum le mieux à-même d'agir pour faire face au défi.
Si les actions et les initiatives n'ont pas manqué, il faut maintenant une « vision claire » et une stratégie commune pour que les efforts collectifs soient efficaces.
Srgjan Kerim a réitéré sa proposition de créer une « feuille de route globale » pour aider le système de l'ONU et les Etats membres à définir les instruments et les structures nécessaires pour répondre aux changements climatiques.
Ce processus prendra en compte l'expertise de la société civile et des secteurs privé et académique, a-t-il expliqué, pour qu'il y ait un « vrai consensus global pour l'action ». Pour forger ce consensus, le président de l'Assemblée générale a également annoncé qu'il souhaitait appeler à un débat thématique au début de l'année 2008.
Par ailleurs la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, a annoncé lors de son point de presse quotidien que l'ONU allait compenser les émissions de carbone dégagées par la réunion de haut niveau convoquée aujourd'hui (webcast).
Environ 500 tonnes de dioxyde de carbone sont produites par l'utilisation d'énergie pendant la réunion, ainsi que du fait des voyages des participants et du personnel organisateur, a-t-elle indiqué.
Pour compenser, l'ONU a lancé un projet hydroélectrique à Intibuca, au Honduras, près de la ville de La Esperanza. Ce projet d'énergie renouvelable, qui représente un coût de 15.800 dollars, est destiné à générer de l'électricité de façon régulière dans la région, tout en favorisant l'emploi de personnel local et en protégeant l'environnement, notamment les forêts.