Kofi Annan espère que la résolution sur le Liban pourra jeter les bases d'un règlement global au Moyen-Orient

11 août 2006 – Le Secrétaire général a salué "sans réserves" la résolution soumise ce soir au Conseil de sécurité sur la crise au Liban, espérant que la cessation des hostilités pourrait conduire à régler la crise sous-jacente au Moyen-Orient. Il n'a toutefois pas caché sa « profonde déception » du fait que le Conseil de sécurité ne se soit pas prononcé plus tôt.

« Tous les membres de ce Conseil doivent être conscients que son incapacité à agir plus tôt a profondément ébranlé la confiance de par le monde en son autorité et son intégrité », a-t-il estimé, déplorant le nombre de victimes civiles au long d'un mois de conflit, en particulier parmi les enfants.

« Les extrémistes ont de nouvelles munitions » idéologiques, a-t-il aussi regretté.

Le Secrétaire général a exprimé son admiration pour la façon dont la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) avait remplit son mandat dans des circonstances extrêmement difficiles.

« La FINUL fait face à une nouvelle tâche probablement plus ardue encore. Elle doit s'assurer qu'il n'existe pas de vide dans sa zone d'opération », a dit le Secrétaire général.

Kofi Annan a exhorté les Etats Membres à fournir aussi vite que possible des troupes afin de renforcer la FINUL sur le terrain, ainsi qu'à fournir le matériel nécessaire.

Le Secrétaire général a indiqué qu'il ne perdrait pas une minute dans la mise en oeuvre des tâches qui lui sont assignées par la résolution du Conseil, rappelant que le cabinet libanais prendrait une décision samedi, tandis que le cabinet israélien voterait dimanche.

« Le Moyen-Orient connaît à l’heure actuelle des changements, des modifications et des réalignements d’une ampleur et d’une importance stratégique inégalée depuis que les puissances coloniales se sont retirées à la fin de la seconde guerre mondiale », a-t-il affirmé, estimant que « de nombreuses autres mesures devraient être prises », notamment le soutien économique et politique à la reconstruction du Liban et des mesures pour mettre fin aux souffrances des civils palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que des civils israéliens exposés aux tirs de roquette qassam.

« La guerre n'est pas la poursuite d'objectifs politiques par d'autres moyens, mais une catastrophe », a affirmé Kofi Annan, estimant que la résolution adoptée aujourd'hui était un premier pas vers le rétablissement d'une solution politique.