Réunion du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes la semaine prochaine à New York

11 mai 2006 – Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) tiendra sa 35e session à partir de la semaine prochaine – du 15 mai au 2 juin - au siège des Nations Unies à New York pour examiner les rapports périodiques concernant 8 de ses États parties - Bosnie-Herzégovine, Chypre, Guatemala, Malawi, Malaisie, Roumanie, Sainte-Lucie et Turkménistan.

« Ces huit pays, qui sont parties à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), se sont engagés à prendre des mesures juridiques, administratives et autres pour permettre à leurs citoyennes de jouir de leurs droits fondamentaux. Ces pays feront ainsi le bilan des efforts accomplis en faveur de la promotion de la femme dans différents domaines comme l'accès à l'éducation, aux soins de santé génésique (c'est-à-dire en matière de reproduction), la participation à la vie publique et politique et au développement économique et social de leur pays », indique un communiqué publié hier par l'ONU.

« Le Comité, qui est composé de 18 experts siégeant à titre indépendant, fera, à son tour, part de ses préoccupations et formulera des recommandations générales aux États parties concernés pour une application plus extensive de la Convention », explique le communiqué.

« En outre, le Comité poursuivra son travail dans le cadre du Protocole facultatif de la Convention qui permet aux femmes victimes de discrimination fondée sur le sexe de déposer des plaintes auprès du Comité », ajoute le communiqué.

La Convention, entrée en vigueur en 1981 et ratifiée actuellement par 182 États parties, exige l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes dans la jouissance de tous leurs droits, notamment politiques, économiques, sociaux, culturels ou civils.

Le Protocole facultatif, qui est entré en vigueur le 22 décembre 2000 et ratifié à ce jour par 78 États, établit une procédure qui offre désormais aux femmes victimes de discrimination fondée sur le sexe de déposer des plaintes auprès du Comité. Les États qui ont ratifié le Protocole facultatif reconnaissent la compétence du Comité à recevoir et examiner des plaintes émanant d'individus ou de groupes de personnes dès lors que tous les recours nationaux ont été épuisés.