Sahara occidental : l'ONU encourage les parties à sortir de l’impasse actuelle

18 août 2005 – La Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental a salué la libération des prisonniers de guerre marocains par le Front POLISARIO aujourd'hui, ainsi que le demandait le Conseil de sécurité dans ses résolutions et déclarations.

« Cette mesure clos un chapitre tragique du conflit au Sahara occidental et apporte un conclusion satisfaisante aux détentions les plus longues de prisonniers de guerre dans l'histoire récente », indique la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) dans un communiqué paru aujourd'hui.

« La MINURSO appelle le Royaume du Maroc et le Front POLISARIO à coopérer pleinement avec le Comité international de la Croix-Rouge pour déterminer le sort des disparus en raison du conflit ».

Selon les informations parues dans la presse, le Front POLISARIO aurait libéré ses 404 derniers prisonniers marocains, dont certains étaient détenus depuis plus de 20 ans.

Exprimant son appréciation à l'égard de tous les médiateurs au fil des années, elle « espère que cette mesure établira une atmosphère favorable pour mettre fin à l'impasse actuelle et réaliser des progrès dans la recherche d'une solution politique à la question du Sahara occidental ».

Dans une résolution du 28 avril dernier, le Conseil de sécurité demandait instamment au Front Polisario de libérer sans délai tous les prisonniers de guerre restants, conformément au droit international humanitaire, et demandait une fois de plus au Maroc et au Front Polisario de continuer à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge en vue de régler le sort des personnes portées disparues depuis le début du conflit (voir notre dépêche du 28 avril 2005).

La MINURSO a été déployée en septembre 1991, à la suite d´un accord entre le Gouvernement du Maroc et le Front POLISARIO, afin de surveiller le cessez-le-feu d'un conflit qui durait depuis 1975, et d´organiser un référendum qui permettrait aux habitants du Sahara occidental habilités à voter de décider du statut futur du territoire.

Voir le dernier rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité sur le Sahara occidental.