|
||||||||||||||||||||
|
ARCHIVES :
Points d'information ONU à Amman [20 mars - 20 avril 2003]
Nejib FRIJI Porte Parole
Je commencerai notre réunion par vous annoncer que celle de demain aura lieu aura lieu,, à titre exceptionnel à 11H00.
Le secrétaire général et le Premier ministre Tony Blair, ont tenu hier une séance privée qui a duré vingt cinq minutes, avant de retrouver leurs délégations respectives. Le Premier ministre britannique a informe le secrétaire général des pourparlers tenus à Washington avec le président George Bush. Ils ont ensuite discuté de la situation humanitaire en Irak. Un projet de résolution relatif au programme pétrole contre nourriture sera probablement soumis à un vote au conseil de sécurité au début de cette journée et ils ont salué les progrès qui ont été réalisés pour parvenir a une avancee concernant cette question. Ils ont également passé en revue les prochaines étapes concernant un accord de paix entre les Palestiniens et les Israéliens, mettant l'accent sur l'importance d' un engagement actif concernant la feuille de route, relative à la paix. La réunion qui a eu lieu avec les délégations a duré vingt cinq minutes. Mme Louise Frechette, secrétaire générale adjointe, M Kenzo Oshima coordinateur humanitaire des Nations Unies, vont lance ce soir a New York l'appel le plus important que les Nations Unies aient jamais lance relatif à l'assistance humanitaire en Irak. Les délégations des états membres au conseil de sécurité semblent être parvenus à un accord concernant un projet de résolution qui va adapter le programme pétrole contre nourriture et le rendra plus flexible afin de permettre à l'Irak d'utiliser toutes ses recettes en vue de répondre aux besoins de plus de 60% de la population. Les délégations présentes au conseil de sécurité sont entrain de tenir des consultations avec leurs capitales à ce sujet. A la suite d'informations concordantes qui lui sont parvenues faisant état des dommages occasionnés depuis le début du conflit à plusieurs édifices culturels irakiens notamment à Bagdad, Mossoul et Tikrit, le directeur général de l'UNESCO M Koichiro Matsuura rappelant que l'Irak, berceau des civilisations recèle de nombreux trésors et sites qui constitue un héritage précieux pour l'humanité entière. Et M Matsuura a de nouveau insisté sur la nécessité de faire tous ce qui est possible en vue de préserver le patrimoine culturel irakien. Je vous remercie.
Je donne la parole à David Wimhurst, porte parole du coordinateur humanitaire en Iraq.
Merci, bonjour a tous. Deux institutions de santé ont été bombardées au sud de l'Irak. Un centre de santé à Najaf a été complètement détruit, une ambulance a également été détruite et son chauffeur tué. A Nassiryah, l'hôpital principal a été bombardé et partiellement endommagé. Le droit humanitaire international est très clair à cet égard, permettez moi de vous lire l'article dix huit de la quatrième convention de Genève : " les hôpitaux civils qui soignent les blessés, les malades, les handicapés et les femmes enceintes ne peuvent en aucun cas être l'objet d'attaques, ils doivent être protéges par les parties au conflit. " Une nouvelle fois les parties au conflit n'ont pas respecté la convention. Les institutions vitales dont les personnes civiles ont besoin ont été gravement endommagées ou détruites.
Les autorités locales à Souleimanya se sont emparées de dix véhicules des Nations Unies, six minibus, deux ambulances et deux camionnettes. Nous craignons que ces véhicules soient utilisés dans les conflits par les autorités locales . Si cela se produit, la sécurité du personnel des Nations Unies et les efforts humanitaires des Nations Unies risquent d' être gravement compromis. En ce moment cette question est en cours d'étude avec les représentants du Kurdistan à New York.
Aujourd'hui un appel important va être lance concernant l'aide humanitaire d' urgence destinée a l' Irak. Cet appel est d'un montant équivalent a deux billions de dollars. Demain à 11H00 nous tiendrons une réunion spéciale sur cet appel afin de vous fournir renseignements et détails concernant cette opération très importante pour les agences humanitaires des Nations Unies.
Je remercie David et je donne la parole à Geoffrey Keele, porte parole de l'UNICEF.
Merci Nejib, le personnel de l'UNICEF qui travaille en Irak vient de lancer un nouveau plan, au nord du pays afin de suivre la situation des enfants piégés par cette guerre. Le personnel travaille avec les enfants dans différentes communautés leur situation peut être suivie durant les quelques semaines à venir, certains enfants ont été arrachés de leurs foyers, d'autres sont chez eux mais leur vie est perturbée, par conséquent, cette opération de suivie va non seulement nous donner une idée sur la réaction des enfants, mais également sur toute crise qui pourrait exiger notre intervention..
Aujourd'hui dix sept enfants ont été interroges à Douhouk, Irbil et Souleimanya. Berivan Fazil une fillette de douze ans a été déplacée avec sa famille à Souleimanya. Elle confirme qu'elle souffre de maux de tête, qu'elle n'a pas d'appétit et qu elle avait très peur lorsque sa famille était encore à Kirkouk. Une autre fillette de dix ans, Sara Juma Majeed, qui vit avec sa famille à Souleimanya, a très peur pour son école et dit que ses amis lui manquent. La situation au nord de l'Irak est donc très préoccupante. Ce sont là deux exemples de deux enfants parmi un grand nombre d'enfants qui vivent cette tragédie.
A Souran, un certain nombre de personnes de Kirkouk et d'autres régions vivent dans des écoles. 125 personnes se trouvent à l'école Saddam. 386 personnes partagent quatre toilettes et se trouvent dans un autre établissement. Environ 250 personnes qui vivent dans ces écoles disent qu'il y a pénurie d'eau. Nous avons également soixante huit jeunes, vingt deux femmes condamnées a des peines de prison , 45 fonctionnaires qui se trouve à Irbil. Ces personnes vivent dans trois chambres dans un jardin d'enfants. Ces jeunes ages de 11 a 22 ans mangent et dorment dans la même pièce. L'UNICEF est entrain de construire d'autres toilettes, nous sommes également entrain de restaurer un certain nombre de réservoirs d'eau. Nous travaillons avec les autorités afin de faire rentrer ces personnes à Irbil ou bien de les loger dans un autre lieu. l'UNICEF a lance un appel afin que les provisions soient fournies aux populations civiles de manière qui respecte la dignité humaine des bénéficiaires.
Je remercie Geff et je donne la parole à Fadéla Chaib, porte parole de l'OMS.
Merci Nejib, de nombreuses personnes qui se trouvent à l'intérieur de l'Irak font face à des difficultés croissantes concernant l'accès à la nourriture, à l'eau, à l'électricité et aux services de base. Les agences humanitaires internationales sont prêtes à aider. Nous ne pouvons pas avoir accès à ceux qui sont affectés par le conflit a cause des contraintes supplémentaires qui frappent les infrastructures> Il est vital que nous puissions avoir accès a la ville de Bassora afin de permettre aux experts de santé d'évaluer l'impact de la situation sur la santé et également de fournir l'aide nécessaire à ce qui en ont le plus besoin. L'OMS a un groupe d'experts qui est prêt à quitter Bagdad afin de procéder à cette évaluation. Jusqu'à maintenant cette équipe n'a pu quitter Bagdad a cause de la situation sécuritaire. Le besoin urgent d'accéder à Bassora et par conséquent à la population civile est impossible en raison du conflit, l'OMS lance un appel à toutes les parties au conflit afin de permettre aux agences humanitaires d'accéder à ses personnes. Dans des conflits antérieurs où l'accès humanitaire a été restreint, il a été possible de se mettre d'accord sur des corridors humanitaires ou parvenir pendant certaines périodes a des moments d'arrêt de ce conflit, afin de permettre l'accès nécessaire aux populations civiles. Nous déployons nos efforts afin de nous assurer que l'impact de ce conflit sur la population civile irakienne sera minimisé.
Je remercie Fadéla et je donne la parole à Peter Kessler porte parole du HCR.
Je vous remercie, il n'y a pas eu de rapports concernant l'arrivée de réfugiés dans la région, cette semaine l'équipe du HCR qui se trouve à Bashmark, non loin de la ville Benjwane, qui est une région montagneuse nous a rapporté que vingt deux milles kurdes ont quitté Souleimanya et Kirkouk et se sont rassemblés dans des mosquées, des écoles et également dans leurs familles.
Le HCR a appris qu'un certain nombre de personnes a quitte Souleimanya car la situation s'est améliorée. Quant à la situation du côté irakien il nous a été dit qu'un certain nombre de personnes ont quitte Souleimanya mais qu'ils retournent chez eux la situation à Souleimanya s'etant améliorée.
Quant à l'eau potable nous déployons tout nos efforts afin de fournir des soins de santé dans deux camps pour environ soixante milles personnes. En Syrie nous allons déployer trente personnes dimanche afin de surveiller la situation à la frontière syrienne. A Al Hasaka où se trouve notre centre où nous avons vu l'agrandissement du camp Al Hawl et également Al Yaroubia, Faish Khabour et Zakhou, nos équipes travaillent depuis Tadmour afin de suivre également sur ce qui se passe à la frontière. Cette semaine nous avons lancé un appel au gouvernement et nous avons demandé à ce que les réfugiés qui arrivent de l'Irak soient admis sans que l'on examine pendant les trois premiers mois leurs statuts de réfugiés. Nous avons appris que les demandes d'asile doivent être suspendues durant ces trois premiers mois. Ceux qui sont arrivés depuis quelques temps ainsi que les nouveaux réfugiés doivent être protéger durant les trois premiers mois du conflit. Plus de 51 milles irakiens ont demandé l'asile.
Je donne la parole a Chris LOM porte parole de l'Organisation Internationale pour les Migrations.
Merci Nejib. L'Organisation Internationale pour les Migrations a reçu 7 millions de dollars du gouvernement américain, dont 5 millions provenant du USAID, le Bureau pour l'assistance internationale et les catastrophes (OFDA) afin d'assurer la coordination de l'aide aux personnes déplacées dans le centre et sud de l'Iraq.
Assurant un rôle de coordination, OIM lorsque l'accès sera possible, fera en sorte que les efforts des agences des Nations Unies des ONG et d'autres organisations soient coordonnés afin d'acheminer aide et assistance aux personne les plus vulnérables pour ainsi éviter tout risque de duplication de l'aide.
Sous la direction du Coordinateur Humanitaire des Nations Unies pour l'Iraq, les responsabilités de l'OIM reposeront essentiellement sur la gestion des camps des personnes déplacées, leur enregistrement et l'acheminent de toute aide non alimentaire lorsque celle ci fait défaut .
2 millions venant du bureau chargé de la population, des réfugiés et des migrations du département d'état financera l'opération en cours en vue d'aider les ressortissants des pays tiers qui fuient l'Irak pour rentrer dans leurs pays respectifs. La semaine dernière, le programme a déjà rapatrié 400 Soudanais et Egyptiens de la Jordanie et de la Syrie.
La réponse de l'OIM concernant la crise irakienne a été financée jusqu a présent par des contributions de la Suisse, de la Grande Bretagne et des Etats Unis pour un montant total de 1.2 million de dollars. Cette somme est arrivée en réponse a une demande appuyée par les Nations Unies a l'appel d'un montant de 1.9 million de dollars afin de se préparer a une aide d'urgence dans la région.
OIM a également avancé la somme de 1 million de dollars du Fond Spécial des Nations Unies qui permet de déployer du personnel spécialisé et des moyens dans la région afin de préparer un éventuel afflux de personnes en provenance de l'Iraq.
Le mandat de l'OMI comprend le transports des réfugies et des ressortissants des pays tiers vers les camps de transit installés aux frontières de l' Irak, le rapatriement des ressortissants des pays tiers et la coordination de l'aide d'urgence pour les personnes déplacées dans le centre et le sud de l'Irak.
Les responsables de la planification de l'OIM estiment que le programme dans son ensemble nécessitera 64 millions de dollars pour les six mois a venir. Selon les statuts de l'Organisation, l'OIM n'a pas de fonds propre et dépend totalement des fonds distribués par les pays donateurs.
|
|||||||||||||||||||