Afrique Horizon

Afrique Renouveau: 
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L’EAU
D’après les Nations Unies, l’Afrique fait face à un “stress hydrique” plus important

La demande accrue suscitée par la croissance démographique, la modification de la consommation alimentaire et l’augmentation de la production d’énergie, pèsent sérieusement sur les ressources en eau de la planète, met en garde le troisième Rapport mondial sur le developpement de l’eau des Nations Unies. Selon le rapport de mars, près de 50 % de la population mondiale résidera dans des régions soumises à un “stress hydrique” important en 2030, dans lesquelles la demande d’eau excédera de beaucoup les ressources. Déjà en 2020, de 75 à 250 millions de personnes en Afrique pourraient subir une grave pénurie en eau, en grande partie à cause du changement climatique, indique ce rapport.

Il faut accorder à l’eau une plus grande priorité dans le programme de développement et les pays en voie de développement doivent augmenter leurs investissements dans le secteur de l’eau, déclare le Directeur général de l’UNESCO Koïchiro Matsuura au cinquième Forum mondial de l’eau, qui s’est réuni à Istanbul, en Turquie, du 16 au 22 mars.

Le problème de l’eau et de l’assainissement est à l’épicentre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui visent à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population n’ayant pas accès à l’eau potable et à des services d’assainissement de base, a déclaré au Forum le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires économiques et sociales Sha Zukang. L’augmentation des investissements dans la gestion des ressources en eau est particulièrement importante pour l’Afrique subsaharienne. Avec une population de près de 340 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable, cette région est la seule qui n’est pas en voie de réaliser cette cible des OMD, indique le Rapport sur le développement de l’eau.

En Afrique, les pertes économiques globales dues au manque d’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement adéquats s’élèvent chaque année à environ 28,4 milliards de dollars, selon les estimations du rapport. Toujours selon ce rapport, 10 % de tous les cas de maladie dans le monde pourraient être évités en améliorant l’approvisionnement en eau et les services d’assainissement.


TRAFIC DE LA DROGUE
L’Union africaine et les Nations Unies, dans une lutte conjointe contre la drogue

Les Nations Unies et l’Union africaine renforcent leur coopération de lutte contre le problème croissant du trafic des stupéfiants. Dans le cadre d’une nouvelle initiative, annoncée en mars, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) apportera son soutien au Plan d’action de l’Union africaine sur la lutte contre la drogue et la prévention du crime.

Un objectif central sera le soutien à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette région a connu ces dernières années une recrudescence importante du trafic de drogues. “L’Afrique de l’Ouest est attaquée”, et le trafic de la drogue présente une menace majeure de sécurité, indique un document de l’ONUDC préparé pour la session de cette année de la Commission des stupéfiants. Dans un rapport préparé l’année dernière, l’ONUDC affirme que “peu d’activités économiques en Afrique de l’Ouest, hormis l’extraction du pétrole, ont un poids économique égal à celui du trafic de la cocaïne”.

Selon le rapport, les saisies de cocaïne, la principale drogue du trafic, dans la région de l’Afrique de l’Ouest, ont connu une nette augmentation, passant de 95 000 kilos en 2002 à près de 6,5 millions de kilos en 2007. Mais les ressources nécessaires à la lutte contre les trafiquants de drogue et à la mise en place de services de renseignements restent très limitées. La coopération régionale est essentielle et doit bénéficier d’un appui international pour renforcer les services de répression, selon l’ONUDC. En octobre, les ministres de la CEDEAO se sont réunis pour mettre sur pied un plan d’action régional de lutte contre le trafic de la drogue. L’Union européenne soutient également les projets de l’Union africaine et de la CEDEAO.

Nominations

Mr. Kanayo F. NwanzePhoto: IFAD

Le conseil d’administration du Fonds international de développement agricole a élu M. Kanayo F. Nwanze (Nigéria) au poste de président. Précédemment Vice-président du Fonds, il occupera ce poste pendant quatre ans. Il a près de 30 ans d’expérience dans l’agriculture, la recherche et le développement rural en Afrique et en Asie, et a été directeur général du Centre du riz pour l’Afrique (précédemment l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest) de 1996 à 2006.

Mr. Joseph MutabobaPhoto: UN / Evan Schneider

Le Secrétaire général des Nations Unies a nommé M. Joseph Mutaboba (Rwanda) à la tête du Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BANUGBIS). Au moment de sa nomination, il était l’envoyé spécial du Président du Rwanda dans la région des Grands Lacs. Durant une longue carrière dans la diplomatie et les affaires étrangères, il a également été Secrétaire général aux Ministères des affaires étrangères et de l’intérieur du Rwanda, diplomate de haut rang à Addis-Abeba et à Washington et représentant permanent du Rwanda aux Nations Unies. Il remplace en Guinée-Bissau M. Shola Omoregie, qui a pris sa retraite en décembre 2008.

Mr. Christopher RossPhoto: UN / Evan Schneider

M. Christopher Ross (Etats-Unis) a été nommé envoyé personnel pour le Sahara occidental par le Secrétaire général des Nations Unies. Il compte à son actif une longue carrière au Département d’Etat des Etats-Unis comme spécialiste des affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ainsi que comme ambassadeur des Etats-Unis en Syrie et en Algérie, et directeur du centre culturel américain à Fez, au Maroc. Il remplace M. Peter van Walsum des Pays-Bas.

Le Secrétaire général des Nations unies a nommé M. Michael von der Schulenburg (Allemagne), au poste de représentant exécutif du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL). Au cours d’une longue carrière aux Nations Unies, M. von der Schulenburg a occupé diverses fonctions en Haïti, au Pakistan, en Afghanistan et en Iraq.