Tokyo, Japon

Dénommée Edo jusqu’en 1868, Tokyo est une grande ville côtière. Son histoire est assez compliquée. Le château, édifié en 1457, devient le siège des shogun Tokugawa en 1603. Ces derniers tracent les plans de la ville de manière à mettre à profit les voies navigables pour le transport. Au début du dix-huitième siècle, Edo devait déjà compter 1,2 million d’habitants, contre 650 000 à Londres et 500 000 à Paris. En 1868 commence l’ère Meiji après le renversement de la dynastie des Tokugawa. Edo devient la capitale du Japon sous le nom de Tokyo, qui signifie « Capitale de l’Est ».

Au début de la Deuxième Guerre mondiale, après de vastes travaux de modernisation, on dénombrait 7,4 millions d’habitants à Tokyo et ce, malgré le grand séisme de 1923. La population a doublé entre 1950 et 1970, passant de 6,9 millions à 16,5 millions. On estime que l’agglomération urbaine comptait 26,8 millions d’habitants en 1995.

L’industrie légère domine mais le secteur manufacturier emploie aussi beaucoup de monde, par exemple pour la fabrication de matériel électrique, d’appareils photo et d’automobiles. La plupart des entreprises sont en fait de petits ateliers de moins de trente personnes.

Tokyo est un centre de commerce de gros et de détail pour les régions voisines, mais c’est également la capitale financière du Japon. Un grand nombre de sièges sociaux d’entreprises nationales et internationales s’y sont établis.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la ville ne parvenait pas à satisfaire l’énorme demande de logements. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, on a construit une multitude d’immeubles à plusieurs étages. Mais les prix de vente sont rapidement devenus inabordables et ces habitations n’ont pu répondre aux besoins de la ville.

Comme d’autres mégalopoles, Tokyo souffre d’un problème de circulation, mais l’engorgement touche surtout le transport en commun aux heures de pointe. Le réseau de voies ferrées, de lignes de métro et d’autobus est très dense et très fréquenté, ce qui maintient la pollution automobile à un niveau relativement bas.

L’eau parvient dans la zone métropolitaine par des réseaux d’aqueducs. Les équipements municipaux sont complétés par des installations locales et par des réseaux industriels et résidentiels. Les principales sources d’approvisionnement sont les fleuves Tama et Tone-Edo, ainsi que trois retenues d’eau. Pour répondre à l’accroissement de la demande, il a fallu construire d’autres barrages sur les rivières proches, mais cela a entraîné l’affaissement des basses terres de l’est.

L’expansion rapide du secteur métropolitain a dépassé la capacité du réseau d’égout et provoqué une baisse de la qualité de l’eau. Des progrès ont été réalisés depuis les années soixante et les ordures ménagères sont maintenant incinérées, recyclées ou réutilisées.

On parle régulièrement d’établir la capitale nationale ailleurs qu’à Tokyo, dans un souci de décentralisation, mais aucune mesure concrète n’a jamais été prise dans ce sens.

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