Téhéran, Iran

Tehran Photo La capitale de la République islamique d’Iran n’était qu’une petite ville de 15 000 habitants en 1788. Sa population n’a cessé de croître, grâce au développement des institutions administratives, à l’expansion de l’industrie et à l’arrivée de gens d’autres villes et de la campagne, à la recherche d’un emploi.

Le centre urbain est passé de 1,04 million d’habitants en 1950 à quelque 6,8 millions en 1995.

Téhéran est un important pôle industriel et commercial. Dès 1988, plus de la moitié des produits manufacturés en Iran provenaient de la capitale. Les usines fabriquent des textiles, du ciment, du sucre, de la porcelaine et de la poterie, du matériel électrique et des produits pharmaceutiques. Il existe aussi un secteur de montage automobile. Les organismes gouvernementaux emploient beaucoup de monde. D’après le recensement de 1986, 45,6 % des salariés travaillaient dans le secteur public.

Après la révolution de 1979 et pendant la guerre contre l’Iraq, Téhéran a souffert d’un ralentissement considérable de ses activités industrielles, d’un fléchissement marqué du secteur du bâtiment et, par voie de conséquence, d’une baisse du nombre de nouveaux arrivants.

La croissance rapide de la ville a provoqué une crise du logement, une hausse de la pollution ainsi que des difficultés de circulation. Le degré de pollution de l’air, principalement imputable aux véhicules automobiles, est inquiétant depuis quelques années.

Pour tenter de réduire les problèmes de transport et la pollution qui en résulte, la municipalité de Téhéran a adopté plusieurs mesures telles que la création d’un réseau de trolleybus, l’aménagement de voies réservées aux autobus, la restriction de la circulation des camions, la construction de parkings à plusieurs étages, l’ouverture d’un métro et l’utilisation d’un système électronique de régulation du trafic.

L’approvisionnement en eau ne permet pas de satisfaire la demande, d’autant que la pression démographique augmente. De même, les installations d’égout sont insuffisantes et la plupart des déchets humains sont enfouis dans le sol ou déversés dans les cours d’eau, sans traitement préalable, ce qui accroît les risques de contamination.

Les autorités municipales ont mis en place un programme de décentralisation. Plusieurs grandes villes devraient être dotées de l’infrastructure nécessaire pour devenir des centres régionaux assumant de plus en plus les fonctions de la capitale. On espère aussi qu’elles absorberont l’excédent de population de Téhéran. L’idée maîtresse est de réduire l’écart entre les zones urbaines et rurales en matière de services sociaux et commerciaux.

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