Santiago, Chili

Santiago est la capitale du Chili et son centre administratif, industriel et commercial. C’était un avant-poste de l’empire colonial espagnol, créé en 1541. La ville est traversée d’est en ouest par le Mapocho, une rivière alimentée en amont par d’abondantes précipitations.

La population de l’agglomération urbaine est passée de 1,33 million en 1950 à 2,84 millions en 1979 et à 4,73 millions en 1990, soit 35,2 % de tous les habitants du Chili.

La métallurgie de transformation occupe une place importante dans l’économie de la ville. Le Chili est l’un des plus gros producteurs et exportateurs de cuivre et Santiago est le principal centre administratif et industriel dans ce domaine. Les autres grands secteurs comprennent l’industrie alimentaire, les textiles et la fabrication d’articles en cuir. La campagne approvisionne la ville en denrées agricoles.

Malgré le dynamisme industriel de Santiago, le pourcentage de familles « pauvres » est passé de 29 % en 1970 à 46 % en 1985.

Première ville du Chili par sa population, son industrie et sa richesse, Santiago est confrontée à de nombreux problèmes, communs aux grandes agglomérations d’aujourd’hui, et notamment à la pollution. Les usines et les automobiles sont à l’origine de la grave détérioration de l’environnement. La pollution de l’air dans la zone métropolitaine est très inquiétante, car la ville est implantée dans une vallée dont les caractéristiques géographiques entravent la dispersion des polluants.

Pour tenter d’y remédier, les autorités municipales ont restreint l’usage des véhicules : chaque jour ouvrable, un cinquième du parc automobile n’est pas autorisé à circuler. Les transports en commun sont assurés par le métro et par des autobus.

Beaucoup de progrès ont été réalisés ces dernières années dans le ramassage, le transport et l’élimination des déchets solides. La ville possède un réseau d’égouts bien conçu qui achemine les eaux usées, par l’intermédiaire d’un collecteur principal, jusqu’à la rivière Mapocho. En revanche, comme il n’existe pas de stations d’épuration, les eaux du Mapocho et du Maipo sont fortement polluées par les rejets urbains et les effluents industriels. On a chargé une commission spéciale d’étudier les problèmes écologiques dans la région métropolitaine.

Le gouvernement du Chili envisage d’adopter un programme de décentralisation qui ralentirait et limiterait la croissance de Santiago en favorisant la migration vers la campagne, les villages et les villes voisines et en restreignant le nombre de nouveaux arrivants.

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