Londres, Royaume-Uni

En 1086, vingt ans après la bataille d’Hastings, Londres ne comptait que 18 000 habitants, puis un million lors du recensement de 1801 et 9,1 millions en 1960. Comme dans beaucoup d’autres villes du monde occidental, le centre se dépeuple au profit des banlieues.

Splendide capitale de la Grande-Bretagne, Londres s’étend de part et d’autre de la Tamise. Fondée par les Romains sous le nom de Londonium, c’était une ville politique influente lors de la conquête normande, en 1066. Elle a été le coeur industriel, commercial et politique du vaste et riche empire britannique. C’est encore le plus grand port et le premier centre de commerce international, de la finance et de la culture au Royaume-Uni.

Londres a sa part de problèmes, comme bien d’autres grandes villes du monde : surpopulation, chômage et insuffisance de logements, notamment. En 1988, par exemple, près d’un Londonien sur huit était au chômage, et la situation était pire dans le centre. La circulation aussi est difficile, mais un excellent réseau de transport en commun a contribué à améliorer la situation.

La ville est renommée dans le monde entier pour ses parcs et ses jardins, pour la richesse de sa culture. Ses multiples musées, galeries d’art et théâtres, situés un peu partout dans la ville, et sa grande beauté attirent chaque année des foules de touristes.

Le centre est confronté à de graves problèmes sociaux. On a mis en oeuvre des programmes de réhabilitation, dotés de moyens financiers considérables, mais les résultats ont été mitigés. Les conditions ne se sont pas améliorées dans certains quartiers, elles ont même empiré ici ou là. Les autorités municipales ont mieux réussi dans leur tentative de déplacer la croissance vers l’extérieur, sans pour autant laisser la ville s’étendre en d’immenses banlieues incontrôlables. Cinq nouvelles régions très dynamiques font aujourd’hui contrepoids à la puissance de Londres.

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