Johannesburg ,
Afrique du Sud


Johanessburg Johannesburg a poussé comme un champignon après la découverte en 1886 de filons d’or qui ont attiré les prospecteurs des quatre coins du monde. Les clivages socio-économiques et politiques entre les races ont toujours été marqués, entraînant la ségrégation et la restriction des possibilités pour la population noire. La situation change progressivement depuis la suppression de l’apartheid.

La relative stabilité politique et l’économie florissante de l’Afrique du Sud attirent aujourd’hui les membres de profession libérale de race noire de toute l’Afrique, mais aussi d’Europe et des Etats-Unis. Nombre d’entre eux s’établissent à Johannesburg et dans ses banlieues.

En 1931, la ville avait une population de 400 000 habitants, qui a doublé pendant la Seconde Guerre mondiale. D’après le recensement de 1986, 60 % de la population métropolitaine était blanche, 25 % africaine, 11 % « de couleur » et 4 % d’origine indienne. Les Nations Unies ont estimé à 1,8 million de personnes la population de Johannesburg en 1995. L’accroissement naturel est le principal facteur de cette augmentation, même si l’immigration y est aussi pour beaucoup.

Johannesburg est le plus grand centre minier et industriel du continent africain, la métropole commerciale de l’Afrique du Sud. La région, où se trouvaient les plus riches gisements aurifères au monde, renferme beaucoup de ressources naturelles et de minéraux : charbon, uranium, diamants verts, pyrite de fer, argent, platine et chrome.

En 1981, le taux de croissance économique par habitant était négatif à Johannesburg, suite à une brusque chute du cours de l’or. Quatre ans plus tard, la dette de l’Afrique du Sud était telle que la balance des paiements accusait un profond déficit. A la même époque, le gouvernement décentralisait 15 % environ des emplois du secteur manufacturier. Les sanctions internationales anti-apartheid commençaient à peser sur l’économie, déclenchant une crise financière.

Johannesburg a entrepris de revitaliser son secteur manufacturier destiné à l’exportation et de déréglementer son commerce. Les sanctions internationales ont été levées, mais il faudra du temps pour ne plus en ressentir les effets. La politique de l’apartheid a sclérosé le marché du travail, figé la consommation, limité le développement des zones périphériques et restreint les investissements étrangers.

Comme dans toutes les grandes agglomérations d’Afrique du Sud, il existe encore dans certains quartiers une ségrégation par la race, la qualité du logement, l’accès au centre-ville et la prestation des services. La pénurie de logements bon marché remonte aux années vingt. En 1983, il y avait entre 8 000 et 12 000 logements insalubres dans l’agglomération, les habitations spontanées s’étant multipliées à la périphérie de la ville durant les années quatre-vingt. Les autorités ont établi un programme qui assure la fourniture de l’eau courante et des sanitaires dans certains quartiers pauvres.

L’intégration raciale fait des progrès en banlieue et dans certains quartiers du centre, mais les vieux schémas devraient persister jusqu’à la fin du siècle.

RETOUR