Bombay, Inde

Bombay Image Principal centre industriel et financier, première ville de l’Inde par sa taille, Bombay n’était au départ qu’un petit comptoir de la Compagnie des Indes orientales. Cédée à la couronne britannique en 1661, la ville devra attendre le dix-neuvième siècle pour connaître un véritable essor économique. Parmi les facteurs qui ont permis cette croissance, mentionnons le développement des services de navigation internationale qui ont profité de l’emplacement de Bombay sur la mer d’Oman, le prolongement dans les années 1860 d’une ligne de chemin de fer jusqu’aux régions de culture du coton, dans l’arrière-pays, et enfin la flambée du prix du coton suite aux pénuries causées par la guerre de Sécession, aux Etats-Unis. Cette poussée économique s’est accompagnée d’une augmentation de la population, qui est passée de seulement 10 000 habitants en 1661 à 644 400 en 1872.

La famine dans les campagnes, les épidémies dans la ville, d’autres conditions encore ont donné à Bombay un profil démographique déséquilibré tout au long de son histoire. Les Nations Unies estimaient la population de l’agglomération urbaine à 12,2 millions d’habitants en 1990, ce qui la plaçait au sixième rang mondial.

A Bombay, c’est l’industrie légère et moyenne qui domine, l’industrie lourde étant concentrée à Calcutta. Le secteur manufacturier comprend aussi le raffinage du pétrole, la pétrochimie, l’industrie pharmaceutique, l’édition, la transformation du tabac et du cuir, le bois, la céramique et la bijouterie.

On dit que Bombay est la ville la plus congestionnée de l’Inde. Selon le recensement de 1981, 2,8 millions de personnes vivaient dans des taudis ou des logements insalubres. En dépit de plusieurs programmes, les quartiers pauvres ne cessent de s’étendre sous la pression démographique. Ils empiètent sur des terrains publics et privés et réduisent à néant les tentatives d’amélioration des services.

L’approvisionnement en eau est catastrophique. La demande est tellement supérieure à l’offre que la consommation est limitée; elle atteint des proportions alarmantes quand les pluies de la mousson sont insuffisantes. Bombay est l’une des villes les plus bruyantes du monde et l’air est fortement pollué par les industries et les automobiles. Malgré un bon service de transport en commun, la circulation reste difficile. Plus de deux millions d’habitants n’ont pas d’installations sanitaires et les eaux d’égout sont, pour la plupart, déversées sans traitement ou après un traitement partiel dans les ruisseaux ou les eaux côtières. On a tenté de déplacer les industries, de les repousser hors de l’île, mais la pollution industrielle continue à poser de graves problèmes.

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