12/6/2014
Conseil économique et social
ECOSOC/6626

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil économique et social

Session de 2014

22e & 23e séances – matin & après-midi


LE CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL ADOPTE UNE RÉSOLUTION APPELANT LES ENTITÉS DU SYSTÈME DE L’ONU

À ACCÉLÉRER LA TRANSVERSALISATION DE LA PROBLÉMATIQUE HOMMES-FEMMES


À une année du vingtième anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, le Conseil économique et social (ECOSOC), réuni sur les questions de coordination et d’organisation, a adopté aujourd’hui une résolution, appelant les entités du système de l’ONU à accélérer la transversalisation de la problématique hommes-femmes dans l’ensemble de leurs politiques et programmes.  L’ECOSOC a aussi adopté des textes recommandés par la Commission de la condition de la femme et celle du développement social. 


La résolution sur la transversalisation de la problématique hommes-femmes* a été adoptée sans vote après une table ronde sur la question.  Dans ce texte, l’ECOSOC dit apprécier le fait que c’est la première fois qu’un rapport du Secrétaire général sur ce sujet « adopte une approche globale et systémique pour la collecte des données et présente une analyse factuelle de la question dans l’ensemble du système des Nations Unies ».  Le rapport a été présenté par la Directrice générale adjointe de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme (ONU-Femmes), Mme Lakshmi Puri.


Le Conseil demande aux organismes, fonds et programmes des Nations Unies d’accélérer la transversalisation intégrale et effective, en l’intégrant dans tous les mécanismes opérationnels, y compris le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement, et en renforçant la cohérence, la fiabilité et l’efficacité des procédures de contrôle des divers mécanismes de responsabilisation.


Le système des Nations Unies est appelé à maintenir et à accroître son assistance aux États pour les aider à appliquer des mesures nationales en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles, à donner aux coordonnateurs résidents et coordonnateurs de l’action humanitaire les moyens de promouvoir la transversalisation et à renforcer l’utilisation, par les équipes de pays, des indicateurs de performance du Groupe des Nations Unies pour le développement sur l’égalité des sexes.


Autre précédent, les présidents des organes de l’ECOSOC ont eu l’occasion d’intervenir directement, s’est félicité le Vice-Président du Conseil, M. Oh Joon, en inscrivant cette démarche dans le cadre des nouvelles méthodes de travail de cet organe.  Le Conseil a ainsi entendu le Président de la cinquante-huitième session de la Commission de la condition de la femme**, la Présidente de la cinquante-deuxième session de la Commission du développement social*** et celle de la prochaine session.  


Le Conseil a adopté par 12 voix pour, 2 voix contre (Canada et États-Unis) et 15 abstentions, une résolution sur la situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporterfigurant dans le rapport de la Commission de la condition de la femme.  La représentante d’Israël a estimé que cette résolution n’aidait en rien les Palestiniennes, ni les femmes de la région, qui subissent plusieurs formes de violence.


L’ECOSOC a aussi adopté les sixrésolutions et les deux décisions recommandées par la Commission du développement social Il a entendu la Directrice du Programme des Nations Unies sur les établissements humains (ONU-Habitat), présenter le rapport du Secrétaire général et terminé la journée par l’exposé de la Directrice du secrétariat du Conseil des chefs de secrétariat pour la coordination (CCS).


Le Conseil poursuivra ses travaux demain, vendredi 13 juin, à partir de 10 heures.


*E/2014/L.12

**E/2014/27

***E/2014/26


COORDINATION, PROGRAMME ET AUTRES QUESTIONS: TRANSVERSALISATION DE LA PROBLÉMATIQUE HOMMES-FEMMES DANS L’ENSEMBLE DES POLITIQUES ET PROGRAMMES DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES (E/2014/63)


Rapport du Secrétaire général sur la transversalisation de la problématique hommes-femmes dans l’ensemble des politiques et programmes du système des Nations Unies (A/2014/63)


Dans ce rapport*, le Secrétaire général met un accent particulier sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.  Au cours de cette deuxième année de mise en œuvre du Plan d’action, une amélioration a été notée pour 14 des 15 indicateurs de performance, sachant que le rapport s’appuie sur les informations et les données fournies par 62 entités des Nations Unies.


Le rapport comporte cinq sections: après l’introduction, les chapitres présentent une vue d’ensemble des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan d’action; évaluent les progrès des activités menées par les entités des Nations Unies dans la transversalisation de la problématique hommes-femmes dans tous les mécanismes opérationnels; donnent un aperçu des lacunes et des problèmes qui subsistent; et énoncent un certain nombre de recommandations. 


L’ECOSOC est ainsi appelé à demander au système des Nations Unies d’intensifier la mise en œuvre du Plan d’action afin d’atteindre ses objectifs d’ici à 2017; et de garantir que les différents mécanismes de responsabilisation du système des Nations Unies apportent plus de cohérence, de fiabilité et d’efficacité aux activités de contrôle, d’évaluation et de communication de l’information sur les résultats obtenus.


L’ECOSOC devrait aussi lui demander de continuer de s’employer à mieux harmoniser les programmes relatifs à l’égalité des sexes avec les priorités nationales dans tous les secteurs; de renforcer la coordination des activités opérationnelles soucieuses de l’égalité des sexes; et d’accroître sensiblement les ressources investies dans les produits et réalisations concernant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement.


Pour ce faire, l’ECOSOC devrait également encourager le système à acquérir des connaissances techniques suffisantes concernant la prise en compte de la problématique hommes-femmes et, dans cette idée, se servir des connaissances d’experts, y compris d’ONU-Femmes, pour aider à préparer les plans-cadres et autres instruments de programmation.


Le système devrait être appelé à améliorer la collecte, l’analyse et la diffusion régulière et systématique des données comparables ventilées par sexe et par âge, ainsi que leur suivi, aux fins de l’établissement des programmes de pays.


Discussion générale


Pendant cette discussion, la cohésion et le rôle de chef de file des entités des Nations Unies dans l’appui aux États ont été mis en exergue, y compris par les panélistes, M. Chibaula David Silwamba, Représentant de la Zambie; M. Tatiana von Steiger Weber, de la Mission permanente de la Suisse; et Mme Anne-Brigitte Albrectsen, Directrice exécutive de la gestion au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).


LaDirectrice générale adjointe d’ONU-Femmes et animatrice de la table ronde, Mme Lakshmi Puri, a donné le ton, en exhortant le système des Nations Unies à intégrer systématiquement la problématique hommes-femmes dans tous les aspects de son travail, sachant que la transversalisation concerne également les hommes, comme l’a dit le Représentant de la Zambie.  « L’ONU doit s’adapter aux nouvelles exigences de notre époque qui est en constante mutation », a-t-elle estimé.


Avec les deux autres panélistes, elle a insisté sur l’amélioration de la collecte et du traitement des données, ventilées par sexe, et sur l’apport d’un appui technique aux organes de statistiques nationaux.  Les instruments normatifs existent bel et bien, et il faut maintenant savoir comment les appliquer au mieux aux contextes local, provincial, national et régional, a dit la Directrice générale adjointe d’ONU-Femmes.


Ce faisant, il faut reconnaître l’importance qu’il y a à changer la culture institutionnelle tant au Siège de l’ONU que sur le terrain, a renchéri la Ministre à la Mission permanente de la Suisse.  Il faut aussi, a-t-elle ajouté, que le système de l’ONU aide les États à comprendre ce que l’on entend par « gender », un concept, selon elle, qui va bien au-delà de la simple égalité des sexes mais qui englobe aussi tout de ce qu’une société donnée attend respectivement des hommes et des femmes, et de l’interaction entre eux.  Pour la représentante suisse, ONU-Femmes est un « excellent exemple de ce que les Nations Unies sont capables de faire ».


Le système de l’ONU est le mieux adapté pour faire avancer la transversalisation de la problématique hommes-femmes car il n’y a « aucun autre thème qui a fait l’objet d’autant d’interventions directes et d’encouragements, a renchéri la Directrice exécutive de la gestion au FNUAP qui a tout de même reconnu qu’il reste beaucoup à faire au niveau de la programmation car la thématique « féminine » est encore préparée séparément.


La Directrice exécutive a insisté sur la cohésion car les droits de la femme ne sauraient être traités isolément, en particulier dans les situations d’urgence et de conflit.  Mais elle a mis en garde contre une « transversalisation désordonnée »: il ne s’agit pas simplement de « cocher une case dans une stratégie de programmation mais bien de parvenir à une égalité de fait dans la réalité ».


Les représentants du Japon, du Royaume-Uni et de l’Union européenne ont dialogué avec les panélistes.  Inscrivant la discussion dans le suivi des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et des futurs objectifs du programme de développement durable, le représentant japonais a estimé que l’Assemblée mondiale des femmes que son pays accueillera en septembre prochain, contribuera à asseoir et à renforcer la perspective de transversalisation.


Son homologue de l’Union européenne a prévenu que la problématique hommes-femmes n’est pas assez intégrée dans le projet de programme de développement pour l’après-2015.  Il est grand temps, a estimé le représentant du Royaume-Uni, de mettre pleinement en œuvre le Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, en incluant tous les groupes vulnérables. 


Son homologue du Japon a précisément indiqué que son pays entend débloquer une somme de trois milliards de dollars en faveur des femmes au titre de l’aide publique au développement (APD); l’accent étant mis sur l’accès à la santé et la couverture médicale universelle, et l’autonomisation.  Le Japon, a-t-il rappelé, est le coauteur avec 78 autres pays de la résolution sur l’égalité des sexes et les catastrophes naturelles que la Commission de la condition de la femme a adoptée par consensus.  Ce qui a été agréé au sein de la Commission doit être mis en œuvre, a-t-il insisté, évoquant notamment le renforcement de l’autonomie économique des femmes et le sort des femmes réfugiées et vivant dans des zones rurales, comme en Syrie, au Liban, ou en Somalie.


Toujours sur les groupes vulnérables, la représentante des États-Unis a rappelé que son pays a lancé, l’année dernière, l’initiative « Saines et sauves dès le début » pour la protection de ces groupes.  Elle a ajouté que les États-Unis ont adopté, également l’année dernière, la résolution sur la lutte contre la violence faite aux femmes et filles autochtones qui devient « un phénomène mondial ».  La représentante a insisté sur l’importance de lutter avec plus d’acharnement contre les mariages précoces et forcés, « une pratique préjudiciable ».  


Toutes les institutions des Nations Unies et tous les États doivent passer de la parole aux actes, a encouragé son homologue de la République de Corée qui a prévenu que le développement durable ne peut prospérer que dans un environnement où l’égalité et la promotion des droits de l’homme sont une réalité.  L’ONU-Femmes, a-t-il dit, doit jouer un rôle de chef de file dans la transversalisation de la problématique hommes-femmes.  Le représentant de l’Arabie saoudite n’a pas caché ses réserves quant aux questions liées à la santé reproductive.  Il a appelé au respect de culture saoudienne et de la Charia qui est fondée sur une vision « spécifique » de la famille.


QUESTIONS SOCIALES ET QUESTIONS RELATIVES AUX DROITS DE L’HOMME: PROMOTION DE LA FEMME (E/2014/27 ET E/2014/3)


Outre le rapport de la cinquante-deuxième session de la Commission du développement social (E/2014/26), l’ECOSOC était saisi du rapport du Secrétaire général sur la préparation et célébration du vingtième anniversaire de l’Année internationale de la famille en 2014 (A/69/61–E/2014/4)


Dans ce rapport, le Secrétaire général se concentre sur les préparatifs de la célébration du vingtième anniversaire de l’Année internationale aux niveaux national, régional et international.  Il s’appesantit aussi sur les initiatives menées par la société civile et formule des conclusions et recommandations visant à faire progresser l’élaboration de politiques de la famille dans le cadre des efforts globaux de développement.


Au fil des années, dit ainsi le Secrétaire général, la communauté internationale a reconnu l’importance des politiques et programmes de la famille dans le cadre d’une approche intégrée plutôt que sectorielle du développement.  Elle a convenu qu’en dépit de leurs différentes formes et structures, les familles jouaient un rôle primordial dans le développement social.


L’accent mis sur la famille permet de trouver des solutions globales aux problèmes persistants de développement que posent notamment la transmission de la pauvreté de génération en génération et les inégalités.  Les conditions économiques et la stabilité des familles ainsi que la qualité de l’éducation sont donc essentielles; la qualité de la vie familiale étant tout aussi essentielle pour une société future responsable, juste et équitable.


Le Secrétaire général souligne les efforts déployés par les gouvernements et les acteurs de la société civile pour soutenir les familles mais prévient que le fait de se concentrer sur les femmes et les enfants pourrait ne pas suffire ni à réduire la pauvreté ni à promouvoir l’égalité entre les sexes et les droits de l’enfant.  La campagne en faveur de l’égalité des sexes a été dominée par les femmes et a besoin d’être élargie aux garçons et aux hommes.


De même, la prise en compte de la dynamique de la famille dans l’élaboration de politiques et la prestation de services ne peut qu’aboutir à de meilleurs résultats pour tous les membres de la famille.


Déclaration


La représentante de l’Organisation internationale du travail (OIT) a salué le fait que le vingtième anniversaire, en 2015, du Sommet de Copenhague sur le développement social, permettra de recadrer les principales dimensions de ce développement, en établissant un lien à la fois étroit et efficace avec l’économie et l’environnement.


QUESTIONS RELATIVES À L’ÉCONOMIE ET À L’ENVIRONNEMENT: LES FEMMES ET LE DÉVELOPPEMENT (E/2014/27)


Rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre coordonnée du Programme pour l’habitat (E/2014/64)


Dans ce rapport, le Secrétaire général décrit les activités menées par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), en coopération avec d’autres organismes du système de l’ONU.  Il termine ce rapport par six recommandations visant à ce que les États tiennent dûment compte dans leurs plans nationaux de développement du rôle de l’urbanisation dans le développement durable afin d’assurer la mise en œuvre concertée de politiques sectorielles au sein des villes et des établissements urbains en général.


Les États Membres devraient aussi définir et mettre en œuvre des politiques de planification urbaine qui améliorent la productivité économique et l’équité; mettre en œuvre des programmes d’autonomisation économique porteurs de débouchés, en particulier pour les jeunes et pour les femmes; et adopter des outils novateurs visant à créer des revenus supplémentaires pour que les autorités locales puissent traiter de questions de planification urbaine, notamment grâce à la répartition des recettes foncières et immobilières.


Le Secrétaire général recommande également aux États Membres d’appliquer plus systématiquement des méthodes de planification urbaine, notamment des démarches participatives, adaptées à des normes d’urbanisation progressives et des modes de développement urbain compact, mieux intégré et connecté.


Les États devraient planifier l’extension des villes selon des méthodes adéquates pour organiser le développement durable des villes en expansion rapide; empêcher la prolifération de quartiers insalubres; améliorer l’accès aux services urbains de base; favoriser le logement pour tous; développer les possibilités d’emplois; et créer un cadre de vie sûr et sain.


Enfin, ils devraient faciliter la participation de toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales, le secteur privé et les ONG, aux travaux préparatoires de la troisième Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable menés au national, notamment l’établissement de rapports nationaux.


Exposé de la Directrice du secrétariat du Conseil des chefs de secrétariat pour la coordination (CCS)


La Directrice du secrétariat du CCS, Mme Simona Petrova, a d’abord souligné que le Conseil, forum de coordination le plus ancien et le plus élevé à l’ONU, a toujours eu une relation privilégiée avec l’ECOSOC.  Elle a ensuite parlé de la première session ordinaire du Conseil, cette année, et des sessions de printemps de ses organes subsidiaires, à savoir le Comité de haut niveau sur les programmes, le Comité de haut niveau sur la gestion et le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD).


Mme Petrova a indiqué qu’une des questions essentielles à l’ordre du jour du CCS continuait d’être la contribution du système des Nations Unies à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Ainsi, lors de sa session du mois dernier, le CCS a tenu son troisième examen de la mise en œuvre des OMD au niveau des pays, une initiative lancée en novembre 2012 par l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Président de la Banque mondiale.


Trois pays ont été soumis à l’examen, le Bénin, pour l’OMD 7 sur l’eau et l’assainissement; la Colombie pour les inégalités dans la mise en œuvre de tous les OMD; et les Philippines pour l’OMD 5 relatif à la santé maternelle mais aussi pour la manière de consolider les acquis des OMD face aux catastrophes naturelles. 


S’agissant du programme de développement pour l’après-2015, le CCS réfléchit à la manière dont le système de l’ONU peut collectivement aider les États à faire la transition vers le nouvel agenda du développement durable.  En la matière, le CCS a identifié trois éléments essentiels et étroitement liés à savoir l’universalité, l’égalité, l’intégration, les droits de l’homme et la nécessité d’une « révolution des données ».


Sur la question du financement, le CCS a conclu qu’il faut s’appuyer sur le Consensus de Monterrey et la Déclaration de Doha et intégrer les trois dimensions du développement durable de manière équilibrée.  Le financement doit être mobilisée à partir de plusieurs sources: aux niveaux national et international et auprès du secteur public et du secteur privé.  En l’occurrence, le CCS s’est promis de travailler au succès de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement. 


Mme Petrova a expliqué les principales activités des organes subsidiaires du CCS s’agissant des changements climatiques, de la troisième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement et de l’urbanisation durable.  En outre, une série de questions de gestion continue d’être au centre du travail, comme la sûreté et la sécurité du personnel, les procédures d’achat, les services communs de trésorerie.  Une étude devrait être lancée sur le progiciel de gestion intégrée pour en évaluer les défis s’agissant en particulier de son inter-fonctionnalité entre les entités du système de l’ONU. 


La mise en œuvre cohérente des résultats de l’examen quadriennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies est au cœur de tous les efforts, a aussi affirmé Mme Petrova.  Pour la première fois, a-t-elle dit, cette mise en œuvre est suivie dans un seul cadre avec des indicateurs partagés par tout le système.  Un travail se fait également pour appuyer la deuxième phase de la mise en œuvre d’« Unis dans l’action », dont la formulation d’un « Plan d’action pour les sièges ».


Après cette intervention, la représentante des États-Unis s’est dite impatiente de voir l’étude sur le progiciel de gestion intégré et s’est aussi demandée dans quelle mesure les entités de l’ONU envisagent-elles de multiplier les exemples de trésorerie commune compte tenu des économies effectuées.  Mme Petrova a en effet indiqué, dans son exposé, qu’en 2011 et en 2012, le système des Nations Unies a économisé plus de 20 millions de dollars, en faisant un investissement unique de 700 000 dollars.  Le représentant du Bénin s’est interrogé sur l’impact du travail du CCS dans les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés (PMA), sachant qu’il existe un engagement entre ces derniers pays de cette catégorie.


En réponse aux États-Unis, Mme Petrova a affirmé que des actions sont prévues, notamment par le biais du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS).  À ce jour, 12 entités participent à la trésorerie commune; les économies les plus importantes ayant été rendues possibles par des négociations communes sur les taux de change.  Au représentant du Bénin, elle a rappelé que le CCS est un mécanisme de coordination qui suit de très près la mise en œuvre du Plan d’action d’Istanbul.  Le plus important est de tenir compte des besoins et des attentes.


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